Frédéric Mai

Oser Ma Vie avec David Lefrançois

Interviews Oser Ma Vie

Interview de David Lefrançois pour l'émission Oser Ma Vie

 

Frédéric Mai : Nous pouvons tous faire vibrer notre vie personnelle et professionnelle au rythme de notre cœur et de notre être véritable. Chaque jour, je vous accompagne à vivre une vie libre, épanouie et inspirante. Je suis Frédéric Mai, coach et créateur de sens et de potentiel pour l'être humain. Et bienvenue sur ce podcast, Oser Ma Vie !

Bonjour à tous les explorateurs, oser ma vie ! Déjà, je voudrais vous souhaiter une belle nouvelle année et que vos plus chers projet se réalisent et nous avons avec nous aujourd'hui pour ce premier épisode de 2021 David Lefrancois, coach, formateur et expert en neurosciences.

Salut David ! Meilleurs vœux à toi. Et comment vas-tu ?

David Lefrancois : Salut Frédéric, je te retourne tous mes vœux à toi aussi, je. Je vais très bien. Je suis plutôt en pleine forme.

Frédéric Mai : Génial ! Je te remercie en tout cas d'avoir répondu présent à mon invitation et c'est un honneur de te revoir et de te recevoir dans cette émission Oser Ma Vie.

David Lefrancois : Merci bien, mais je te dis une fois encore l'honneur est partagé.

Frédéric Mai : Oser ma vie, c'est le podcast qui vous permet d'imaginer, d'initier et de créer la vie que vous voulez. Et aujourd'hui, nous allons voir ensemble à travers ton chemin, David, tes moments forts, tes clins d'œil, comment tu as osé ta vie, comment tu inspires aujourd'hui des milliers de personnes et comment s'y prendre pour tous ceux qui voudraient oser leur vie. OK tu es d'accord avec ce programme. ?

David Lefrancois : Avec grand plaisir. Ce n’est pas un programme facile, il faut se mettre à nu, mais c’est OK.

Frédéric Mai : Surtout que j'ai retenu une de tes citations qui m'a bien marqué. « La pression de l'enjeu tue le plaisir du jeu ».

David Lefrancois : On va rester dans le plaisir.

Frédéric Mai : Et si tu permets, j'aimerais tout d'abord dresser un rapide portrait de toi et tu m’arrêtes bien sûr si je me trompe. Alors, David, tu es coach stratégique, expert en neurosciences, psychologue, formateur et conférencier. Mais tu es aussi hypno thérapeute, auteur de plusieurs livres, dont le guide pratique du live coaching et La Bible du coaching. Et tu enseignes également à l'Université Paris-Sud.

David Lefrancois : C'est ça, exactement. Et je suis docteur en neurosciences.

Frédéric Mai : On y reviendra d'ailleurs, mais tu as raison de le préciser.
Tu as coaché des hommes politiques connus, de grands champions, des artistes, des dirigeants renommés... Ça fait plus de 15 ans que tu évolues dans le domaine du développement personnel et professionnel. Est-ce que 15 ans, c'est juste ?

David Lefrancois : Non, ça fait beaucoup plus.

Frédéric Mai : Et tu as formé dans ton école, alors je n'ai pas le chiffre exact, je dirais 1500 à 2000 coachs qui proviennent du monde entier.

David Lefrancois : Et bien écoute, on a passé la barre des 3000.

Frédéric Mai : Et tu partages ton temps entre Paris, Montréal et Tel-Aviv, villes dans lesquelles tu as créé ton école de coach, l'Institut des Neurosciences Appliquées. Mais tes activités t’amènent à voyager régulièrement autour du globe. Tu es passionné, expert en neurosciences. Tu es d'ailleurs docteur en neurosciences, comme tu l'as dit, concepteur de l'intelligence motivationnel, et tu diffuses largement les fruits de tes recherche sur Internet. Et aujourd'hui, il est difficile de ne pas connaître, car tu es largement présent sur les réseaux sociaux et au travers de tes programmes en ligne sur lesquels tu donnes avec tant de générosité.

Et merci David d'être là aujourd'hui. Mais dis-moi, David, qui es-tu vraiment?

David Lefrancois : Et bien écoute d'abord je suis un mari, père de famille avant toute chose. Je suis un grand passionné de l'être humain en règle générale, voilà ce que je suis. L'être humain me passionne. Son mode de fonctionnement, que ça soit physique, émotionnel, mental, tout me passionne chez l'être humain. Et ce que j'aime aussi, c’est l'interaction que l'être humain peut avoir : Le monde de ces interactions, c'est à dire quel type d'interaction on va avoir avec des personnes que nous aimons ?
Mais une fois encore j’ai dit mental, émotionnel, mais c'est aussi ce qu’une interaction peut avoir avec le monde en règle générale. Alors voilà, d’abord je suis un passionné de l'être humain, ça se résume par ça, et après j'ai considéré que d'apprendre comment fonctionnait le cerveau et la psychologie humaine ce qui avait trait à l'amélioration de soi finalement, était une voie intéressante pour pouvoir vivre cette passion.

Frédéric Mai : Merci. Et à propos de ce que tu viens de dire, justement, je voudrais savoir finalement si ton enfance te prédestinait à devenir qui tu es aujourd'hui ?

David Lefrancois : Alors, je vais te répondre oui, même si, quand tu vis, quand tu as mon enfance, tu n’as pas le sentiment que c'est ça. Je suis le dernier enfant, non désiré, ça c’est important, d’une famille où il y avait quatre frères. J'ai trois frères, j'ai un frère jumeau ; il faut savoir que mes parents ne voulaient plus avoir d'enfant parce nous avions une soeur qui était décédée. Et en fait, ma mère est tombée enceinte au grand regret de mon père, et le jour où ma mère a appris qu'il y avait un deuxième enfant, c'était moi. C’était la double peine si tu vois ce que je veux dire. Non seulement je n'attendais pas, mais en plus, j'ai un double colis ; c'est vraiment le mec qui s’invite à la partie et qui n'a pas du tout été invité. Donc. Ce positionnement dans la fratrie a été assez compliqué. J'ai vécu dans une famille dans laquelle tout était compétition, et j'avais le sentiment qu'en fait tout se faisait à base de testostérone. Si tu ne réussissais pas, tu étais un nul, si tu n’étais pas premier tu étais un nul ; et tout était comparaison.

À l'époque, j'étais comparé à un double de moi, qui était mon frère jumeau. Très rapidement, j'ai développé quelque chose qui s'appelle une timidité maladive et curieusement, je sais que ça là, ça va être le prémisse de ce que je suis aujourd'hui. Parce que ça m'a permis de développer plein de choses. Ça m'a permis de développer de la sensibilité, de l'écoute, de l'attention, le fait de comprendre que l'autre parfois peut être en souffrance sans rien dire. Je vais prendre fait et cause pour les personnes qui se sentent exclus. Et ça, ça va être le terreau de la sensibilité que j'ai aujourd'hui, c'est à dire que si j'aime les gens autant que ça, c’est grâce aussi à cette période-là.
Et puis après, il va y avoir des périodes de mon enfance qui ont été difficile. A 12 ans, je vais être un peu obligé de me séparer de l'environnement familial pour aller vivre plus loin dans la famille de mon meilleur ami. Et ça va être une véritable révélation parce que je vais comprendre à quel point je vivais dans un environnement, qui était, je peux le dire toxique quelque part, même si il y avait peut-être beaucoup de bienveillance derrière, tu vois. Mais c'est un environnement toxique et je ne suis pas sûr que si j’étais resté dans cet environnement, je serais l’homme que je suis aujourd'hui. Même si mon enfance ne me prédisposait pas à ça sur le papier, curieusement, en vrai, c'est ce qui m'a fabriqué.

Frédéric Mai : Et de la psychologie clinique aux neurosciences. Quel est ton expérience? Quel est ton parcours ?

David Lefrancois : En fait, c’est une opportunité d'un doyen d'université qui m'a proposé ce parcours qui n'était pas proposé aux psychologues à la base. Mais c'était pour m'aider à aller mieux dans ma vie et à m’offrir une opportunité. Et en fait,  j'ai découvert beaucoup de choses, c'est dire que, par exemple, tu vois quand j’ai terminé mon cursus de psychologie, et que j’ai commencé à travailler avec les sportifs de haut niveau, je me suis très vite rendu compte que, ce que j’avais était très bien pour accompagner les personnes qui n'allaient pas bien, mais pas bien du tout pour les personnes qui allaient bien.
C’est à dire qu'un sportif de haut niveau, même s'ils ont parfois des problèmes d’égo, limite c’est presque normal compte tenu de l'environnement, mais j’avais en face de moi des personnes qui étaient en pleine forme, en pleine possession de leurs moyens, elles étaient en train de s'accomplir et de se réaliser. Je n'avais pas particulièrement des personnes en face de moi qui étaient atteintes de syndromes pathologiques. Donc, tout ce que j’avais appris en psychologie, quasiment ne servait pas à grand-chose.

Il fallait que j'aille beaucoup plus loin, et c’est dans la compréhension du cerveau que j’ai eu les clés. J'ai compris qu'il fallait que je rentre dans la mécanique pure. Pas simplement dans l'idée qu'on se faisait de cette mécanique, de la psychologie, mais il fallait que je mette les mains dans le cambouis, et que je comprenne comment le moteur fonctionne, et que cette compréhension pourrait le permettre. Car je l’espérerais à l'époque, d'avoir des clés d'efficacité qui soient bien meilleures pour les personnes qui sont bien portantes, ce qui est quelque part la définition du coaching, si tu vois ce que je veux dire Frédéric.

Donc je suis parti dans ce domaine, et ça m'a passionné. Et puis, en même temps, je vais te dire un truc, c'était sympa parce que je pouvais me planquer derrière cette recherche clinique en fait. Et je ne m’y opposais pas tant que ça en fait ; c’est à dire que quelqu'un qui fait de la recherche en neurosciences, ce n'est pas quelqu'un qui prend des risques, en vrai. C’est quelqu’un qui ne s'expose pas, quelqu'un qui va, j'aurais pu passer peut être une vie entière sur 3 centimètres carrés et écrire des dizaines de mémoires. Et ça aurait bien pour tout le monde, mais pas pour moi, parce qu'en fait, je me planquais, donc ça a été génial parce que ça m'a ouvert à ce que sont les neurosciences, et ce que ça pouvait apporter. Mais la vie m’a vite rappelé pour me dire qu'il fallait que je trouve quelque chose de pratico pratique dans le réel.

Frédéric Mai : D'accord OK. Et est-ce que ce sont les neurosciences qui t’ont ouvert la voie du coaching  finalement ?

David Lefrancois : C'est le sport de haut niveau qui m'a ouvert la voie du coaching. D'abord parce qu'un sportif de haut niveau, il a des échéances et ne se pose pas trop de questions. C’est-à-dire que si dimanche tu as une compétition, et bien il faut que tu sois opérationnel, au niveau mental, au niveau physique, au niveau émotionnel. Et les trois doivent être alignés. Et donc du coup, ça va me donnait une obligation d'efficacité quelque part. Tu sais, dans notre métier, on dit vous n'avez pas obligation de résultat, vous avez obligation de moyen. Je ne suis pas du tout d'accord avec cet item.
Je pense qu'un coach doit se mettre dans une perspective d'avoir des obligations de résultat. Et c’est parce que c'est comme ça que moi, j'ai grandi et je n'imagine pas, par exemple, j'ai confié la moto à mon concessionnaire. Je n’imagine pas qu'il me dise vous savez, moi, je la prends, mais je n'ai pas obligation de résultat, j’ai obligation de moyens. Donc je vais vous facturer, je vais démonter la moto, je vais voir, mais je ne suis pas sûr que.
Et bien moi, je ne me suis pas mis dans cette perspective-là, et c'est pour ça que je pense que mon approche du coaching est très différente parce qu’elle est vraiment centrée sur une logique d'efficacité. C’est à dire que les neurosciences que j'ai appliqué à l'univers du coaching, ne sont là que pour renforcer l'efficacité et aider notre client à atteindre ses résultats. Le reste, pour moi, ce n’est que de la littérature.

Frédéric Mai : Et aujourd'hui, c’est ce que tu enseignes à tous les coachs que tu formes ? Comment es-tu arrivé à cette idée de créer une école et de former des coachs sur la base de ton éthique et de ta vision du coaching finalement aussi?

David Lefrancois : Ecoute, c'est intéressant parce que ce n'est pas quelque chose que je voulais. Là encore, ce sont les beaux hasards de la vie, tu sais quand on dit que le hasard, c'est le manteau que Dieu revêt pour passer incognito, mais c'est complètement ça.
C’est à dire qu’un jour,  j’ai un de mes mentors, que j'aimais profondément, un de mes mentors dans l'univers du sport de haut niveau. Il décède. A l'époque, je suis au Canada.
Son enterrement va avoir lieu en Belgique. Et quand j'arrive sur place, je demande à son épouse, elle s’appelle Rita. Rita, est ce que je peux t’aider, est-ce que je peux faire quelque chose pour toi ? Oui peut-être.

Willy, c’était le prénom de ce monsieur. Will avait contracté avec la Communauté européenne de former des coachs au sein de la Communauté européenne, ces fameux cols blancs. Ils lui ont payé 50 % de la formation et il est décédé. Et donc, si personne ne donne la formation, je vais avoir l'obligation de rembourser ces 50%, ce qui faisait des sommes assez importantes à l'époque, parce que les budgets européens étaient très conséquents pour la formation. Et mon premier réflexe est de dire écoute Rita, tu sais, je fais de la recherche et pas de la formation, et me retrouver en face des personnes,  qu’est-ce que je vais leur dire. En fait, ce que tu dois savoir, c'est que oui, Jefferson était une personne qui était passionnante, mais qui partait dans tous les sens, et suite à un stage chez Tony Buzan sur les schémas heuristiques, j'avais tout collecté et j'avais tout organisé de façon mémorielle, c'est à dire tous ces items, à tel point qu'à la fin, quand il avait besoin de travailler quelque chose, il venait me voir en disant « j'ai besoin de parler ce sujet. Tu peux me dire ce que j'ai dit sur les différents trucs, et je lui sortais les clés. Et Rita m’a dit « Tu sais David, la personne qui devait lui succéder, dans sa tête, c'était toi. Et il allait te le proposer à la fin de tes études. Et  je lui disais, je ne suis pas préparé pour ça, je suis désolé.
Et en la quittant et en allant à mon hôtel, j'ai été pétri de culpabilité en fait. Ça m'a profondément touchée, Je me suis dit comment cet homme qui m'a transmis beaucoup de choses, aujourd'hui il est part, sa femme est en difficulté, et je lui dis non ; mais quel genre d’être humain je suis si je réagis comme ça. Et quand je suis rentré à l'hôtel, je l'ai appelé tout de suite et je lui ai dit « Ecoute Rita, je m'excuse. Il ne m'a pas dit que de toute façon, ils devaient recevoir la meilleure formation du monde. Ils doivent recevoir une formation. Je vais la donner et point barre. Et donc, je me suis retrouvé du jour au lendemain, dans un exercice que t’imagines, je déteste, même si je ne suis plus autant timide maladif. Mais me retrouver quand même devant ces personnes qui sont des référents, qui sont des personnes ultra diplômées et des énarques. Moi, je vais avoir 28 ans, tu vois. De pouvoir donner ce genre de formation pour moi, c'est quelque chose d’hyper, d’hyper complexe.
Je n'étais pas bien du tout. Physiquement, j’avais le sentiment que je devais changer de fringues trois fois par jour tellement je suais. Mais à l’issue des premiers trois jours, c'est un programme qui se faisait sur six mois, à raison de trois jours par semaine, et à l'issue des trois premiers jours, les retours étaient les mêmes. « Merci profondément pour ce que vous nous avez transmis. Il faut que vous soyez plus cool parce qu'on vous sent tendu quand même. On pourrait presque croire que c'est votre première fois, mais par contre, ce vous avez apporté, les réponses que vous avez données au niveau scientifique, nous ont absolument bluffé ». Et on ne peut pas remettre en question parce que quand j'ai donné cette formation, pour moi, le mieux, c'était de me planquer derrière ma connaissance.
Tu vois ce que je veux dire ? Et dès qu'on me posait des questions, une question, et hop comment ça fonctionne dans ton cerveau. Et du coup, j'ai vu à quel point, très rapidement, je pouvais être profondément utile et de transmettre, de donner peut permettre aux personnes de comprendre les clés, finalement, c’était ça. Et je me suis dit que peut être le décès, le départ de Will, prématuré, était quelque chose qui était fait pour que je sois sur la voie et que je prenne le relais.

Frédéric Mai : Finalement, tu n'avais aucune intention au départ. Et puis tu as eu une révélation à la fin de ce cursus de formation ?

David Lefrancois : Oui. C'était magique parce qu'en fait, c'était surprenant, parce que je me suis dit au départ, c'était compliqué, mais après j’y prenais beaucoup de plaisir, et tu sais, voilà c'est comme une révélation. Voilà une révélation. Et moi, j’avais vécu des choses relativement difficiles à l'armée. Je m'étais dit, il faut que je me rende utile dans la vie. Voilà, il faut que j'aide, il faut que je sauve un maximum de monde et j'ai trouvé que ce moyen-là était un bon moyen.

Frédéric Mai : Alors, est ce que ton vécu, justement, cette timidité maladive, le rapport de cet enfant non désiré par rapport à la vie, finalement, est ce que ça t’a orienté vers l'être humain, vers la psychologie, puisque tu as fait un cursus de psychologie pour commencer tes études, c'est ça ?

David Lefrancois : Oui, en fait, le cursus de psychologie, il a été stimulé par deux choses : D'abord à l'époque, j'ai 12 ans, j'ai vécu quelque chose d'assez violent chez les frères jésuites et chez les enfants ; grâce à Dieu, je n'ai pas été touché, mais j'ai vu des choses que je n'aurais pas dû voir, et au final, quand je me suis rebellé, j'ai été renvoyé de cette école, ce qui a fait que j'ai dû partir dans un endroit où, pour être protégé. Voilà. Et Je suis parti donc dans une famille asiatique dans laquelle le père était thaïlandais et bouddhiste et la mère japonaise et shintoïste, ça m’a permis de découvrir pas mal de choses.

Après ça, j'ai une violence assez prononcée et il y a des choses, une colère que j'ai besoin d'exprimer. Et pour canaliser cette colère, j’ai décidé de pratiquer les arts martiaux un peu plus. Je les pratiquais déjà un petit avant. Je vais faire ça en compétition. Il faut que je me lâche parce qu'il faut que je tape sur des personnes en fait, la réalité elle est là. Et  il faudra bien que j'exprime ça. Et du coup, ça a plutôt bien fonctionné. Pour moi, c'est aussi un domaine dans lequel je pouvais me réaliser et j'ai gagné beaucoup de compétitions. Et un jour, quand on était en équipe de France de karaté, il y a un Belge qui est arrivé et qui a avec son accent belge : « Vous savez, aligner les performances » avec un bel accent de liège et ça m’a passionné. Je me suis dit, tiens, je suis passionné de psychologie et depuis très tôt. A l'âge de 15 ans, je lisais des livres de développement personnel parce que j'avais besoin de me comprendre moi-même. Il fallait que je comprenne cet espèce de mal-être que j'avais parce que je ne peux pas dire que j'étais un enfant fier dans sa peau, en vrai, et j'ai compris qu'il existait un domaine dans lequel on pouvait apprendre à se connaître soi, et qu’on enseignait pas l'école. Donc, cette passion pour le développement personnel, la rencontre avec cet homme, a fait que que j'ai décidé de faire un parcours de psychologie Je faisais deux choses, psychologie et une école de commerce, et puis après, je suis parti que dans la psychologie.

Donc le point de départ, si tu veux, c’était de dire, je vais, c’est ce que j'annonce à l'époque, j'annonce à l'époque, c'est Je vais apprendre la psychologie pour accompagner les sportifs de haut niveau. Mais la vraie raison profonde et qui, à mon avis, la vraie raison profonde de la plupart des gens qui vont en psychologie, c’est que j’avais besoin de comprendre qui j'étais et j'avais besoin d'avoir des réponses à mes questions, et essayer de trouver peut être des portes, des clés qui pourraient me permettre de mieux gérer mon mal être.

Frédéric Mai : D’accord ! Est-ce que tu as trouvé ces clés?

David Lefrancois : Oui, assurément. Assurément, ça n'a pas été sans mal, ça s’est installé sur le temps, la compréhension, de l’ouverture. Et puis aussi, la chance des rencontres de vie, tu vois, comme celle qu'on est en train de faire là maintenant. Il y a des personnes qui vont t’ouvrir, qui vont te poser des questions. A l'époque, on n'avait pas les podcasts, mais il y avait des cassettes vidéo, ces bouquins… Et puis très rapidement, j'ai compris que la vraie opportunité dans une vie, c'est d'investir sur toi. Et il fallait que je me forme, que je me forme encore plus ; j’avais mon parcours universitaire certes, et cette envie d'apprendre toujours plus d'une façon un peu plus académique parce que ça me rassurait. Mais je suis allé découvrir plein de choses dans plein d'univers très différents. Certains m'ont passionné, d'autres m'ont plutôt ennuyé. Mais à chaque fois, je me suis dit par exemple, une mauvaise formation n'est pas à l'abri d’une bonne idée, par exemple, et j'ai toujours appris.

Frédéric Mai : Ton expérience, c'est chouette parce qu'on se rend compte aussi que c'est en sortant de ses habitudes, de ses certitudes, de ses zones connues et de confort que finalement, on découvre parfois des révélations qui peuvent nous orienter vers des voies d'épanouissement et de plénitude. Il faut faire des choses.

David Lefrancois : Tu sais ton podcast parle d’'oser et oser, c’est…. Et d’abord, tu n’oses pas sans peur. Voilà il faut rappeler ça, c’est-à-dire oser s'il n'y a pas de peurs, tu n’oses pas, tu fais ce que tu as à faire. Oser, c'est de dire : Je suis face à un obstacle, je suis face à une difficulté, mais quelque part, il va falloir que j'utilise mes ressources personnelles pour pouvoir surpasser ça et que. Et tu as raison en fait, on ne peut pas oser, et on n'est pas dans cette dynamique d’oser si on ne sort jamais de notre zone de confort.

Frédéric Mai : Effectivement, à un moment, vouloir accepter de vivre au rythme de ses vibrations dont la peur fait partie. Et puis accepter aussi de se planter et de vivre des émotions fortes, et apprendre toujours et encore pour avancer.

David Lefrancois : Exactement. Et puis vivre des expériences pour ce qu'elles sont, des moments qu'on va passer quoi. Et dire qu’il y  a des personnes qui se disent non, mais moi, je vais vivre une super expérience. On n’en sait rien. Par quoi tu vas démarrer un couple. L'expérience elle est géniale au départ. Et peut-être que l’expérience va évoluer vers quelque chose qui n'ira pas. Mais ça ne veut pas dire pour autant que l'expérience est mauvaise. Ces moments - d’abord on a passé de très bons moments ensemble, il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain - ces moments ont permis de te définir, ces moments t’ont permis de te dire voilà qui je suis, et voilà ce que je veux pour moi dans ma vie.
Donc, ces moments dans lesquels on va oser dans notre vie, sont des moments dans lesquels on va se définir en tant que personne. Et quand on se définit, c’est comme ça qu’on peut dire je suis sûr d'être aligné ou pas, mais me définir, c’est obligatoirement face à un obstacle.

Il faut favoriser les expériences. Parfois, on peut croire qu'une expérience va être bonne, parce qu'on, tu vois par exemple, on va passer une bonne soirée avec des personnes, et puis il va y avoir un conflit dans la soirée. Tu n'avais pas prévu et dans ta tête, tu allais vivre une bonne expérience ; mais la vie t’offre toujours quelque chose et parfois, on ne sait jamais, même de quelque chose qui pourrait sembler pas super. On ne sait jamais ce qui peut arriver de très très bon. Donc Oser !

Frédéric Mai : C'est vrai qu'on remarque que les gens qui s'éclatent le plus dans leur passion, dans leur activité, ce sont ceux qui se sont le plus plantés et qui ont vécu le plus d'obstacles. Et à ce propos-là, justement, sur ton parcours, est ce que tu as le souvenir de ton plus gros obstacle?

David Lefrancois : D'abord, je crois que mon plus gros obstacle, c'était moi même, soyons clair. C’est à dire que moi, je suis quelqu'un de plutôt intuitif, tu vois,  et je te parlais de cette colère que j'ai. Je pense que je l'ai bien gérée parce que je ne suis pas une personne agressive et j'aurais pu prendre ce pan-là. Mais j'ai gardé toujours cette espèce impulsivité dans mon mode de fonctionnement et ces impulsivités ont fait que parfois je suis une personne assez exaltée. Je m'emballe assez vite.
Et donc, le plus gros obstacle, ça a été de mettre un peu de mesure dans ce que je suis. Et je vis dans un pays qui s'appelle Israël et qui parle l'hébreu, et l'hébreu est une langue absolument fabuleuse, parce qu'on te dit, tu sais, avant de rentrer dans une dimension spirituelle, tu dois travailler sur tes middots. Tes middots, ce sont tes traits de caractère, et middot en fait, la traduction de middot, c’est mesure. Et en fait, je crois qu'il faut qu'on apprenne à être mesuré. Moi, il a fallu que j'apprenne à être mesuré dans mon mode de fonctionnement, parce que comme je suis un exalté de tout, je suis un passionné. Donc moi, je peux passer des semaines entières sur un projet de recherche. A occulter le reste, tu vois ce que je veux dire. Donc, il a fallu que j'apprenne justement à mettre de la mesure dans ce que j'étais. Et par exemple, parfois aller chercher dans ma zone d’inconfort. Tu vois par exemple les grands passionnés ne sont pas des meilleurs gestionnaires. Et bien, j'ai appris à manager mon entreprise, j'ai appris la gestion, j'ai appris à faire attention, j'ai appris à diriger. Tu vois aujourd'hui, j'ai créé cette entreprise, je n'en ai planté que trois de toute façon catastrophique, et j'en ai vendu deux de façon magnifique.
Donc j'aime entreprendre, mais il a fallu que j'apprenne la tempérance. Voilà mon plus gros obstacle au départ, c'était par exemple d'avoir une journée dans laquelle je ne m’oublie pas. Je fais de la recherche et la recherche, notamment en neurosciences, c'est dévorant, donc c’est important aussi de travailler sur ta spiritualité, de laisser la place aux personnes que tu aimes autour et prendre soin de toi.
J'ai appris à m'organiser ça. Tu vois vraiment mettre de la tempérance et remettre les choses dans leur contexte. Je vais te donner un exemple, moi, je suis un passionné de moto. J'adore la moto. Je ne suis pas un fou de vitesse, même si j'aime ça de temps en temps, mais et là, ça faisait six mois que j'attendais une super moto, que je voulais me faire plaisir, et que je devais recevoir il y a déjà trois mois. Et c’était intéressant, parce que le concessionnaire m'a dit Monsieur Lefrançois, vous êtes le seul personnage qui achète ce genre de moto,  à qui je dis vous êtes livré dans 3 mois maximum, et qui après six mois, répond encore à mes appels avec le sourire. Je dis, vous savez, il y a quelques années, je n'aurais pas réagi comme ça. Je vous aurais fait un scandale. Ce qu’il faut que tu saches, c’est que les motos et les voitures ici, tu les payes le double du prix qu'en France, les taxes à l'importation sont extrêmement chères. Donc c’est vraiment un luxe que tu t’offres. Et je dis il y a quelques années, je n'aurais pas réagi comme ça. Maintenant, vous savez quoi ? Cette moto elle va venir un jour, même si vous la poussez à pied depuis le Japon, elle va venir. C'est une question de temps.
Je ne vais pas me prendre la tête. Il y a tellement de choses plus importantes que ça.
Je ne vais quand même pas me pourrir la vie avec ça.
Et ça c’est quelque chose qui est une construction personnelle parce que je suis. Voilà, j'avais besoin de travailler cette dimension.

 Frédéric Mai : Ok, super. En tout cas, j'ai retenu le plus gros obstacle, ça a été toi à un moment donné de ta vie.

David Lefrancois : Notre environnement, en règle générale, est souvent un obstacle et curieusement, parfois, c'est l'environnement familial. Tu sais l’autre jour, je regardais un film que j'ai trouvé passionnant avec Bérénice Béjo, qui s'appelle Le bonheur des uns fait le malheur des autres, avec Vincent Cassel. J’ai trouvé ce film incroyable.
C'est l'histoire d'une jeune femme qui est vendeuse dans un supermarché, dans un magasin, dans une galerie marchande, elle vend des fringues. Et elle a une passion pour l’écriture. Et elle va écrire. Et elle va être remarquée par un grand écrivain, et elle va réussir. Ce qui est intéressant dans ce film, ce sont toutes les interactions. D’ailleurs, il y a une distribution fantastique, et ce qui est intéressant, c'est l'interaction de voir à quel point quand tu réussis, ça dérange vraiment les gens. Moi, je n'ai pas eu trop de problème quand je me plantais, en vrai. Je vais même aller plus loin, parfois quand je me plantais, même dans le regard des membres de certains de ma famille, je sentais que ça les rassurait quoi ? Parce que j'allais trop vite, trop loin, trop au courant.

Donc, j'ai eu des périodes de bas. J'avais le sentiment que les personnes en face de moi, elles se délectaient de ma non réussite, tu vois ce que je veux dire ou pas ? (Frédéric Mai : Je vois tout à fait). Et quand, grâce à Dieu depuis des années maintenant, ça marche plutôt très bien, mes affaires se développent, parce que j'ai appris aussi. J'ai appris à devenir aussi un chef d'entreprise, à être un entrepreneur. Je fais des choix, qui je pense ont toujours été intelligents, mais je ne suis pas à l'abri de me planter demain. Voilà.
Mais j'ai compris à quel point c'est important de s'écouter soi. Et il est aussi important de choisir ses critiques, parce que quelqu'un qui ne va jamais écouter les autres et ses critiques, c'est quelqu'un qui n'évoluera jamais parce qu’en fait, tu es borné. Et ce n'est pas le but. Mais par contre, de se dire tiens, et si je choisissais mes cinq critiques opérationnels ? C’est à dire des personnes qui ne vont pas me critiquer parce qu'elles sont jalouses, des personnes qui ne vont pas critiquer parce qu'elle n'arrive pas à se réaliser, des personnes qui ne vont pas critiquer parce qu’elles n’ont pas le niveau de développement personnel.
Des personnes qui vont me critiquer parce qu'elles me connaissent et elles vont voir ce qui est bon pour moi, et qui sont dans mon camp de base. Donc j'ai comme ça quatre cinq personnes dont je peux  solliciter des avis. Tu connais par exemple des personnes comme Martin Latulippe, tu connais des personnes comme Yannick Alain, qui sont vraiment des amis, plus que des amis, des frères. Je sais que quand Martin, il va me faire un retour, je sais que c'est chargé d'amour. Tu vois ce que je veux dire. Donc si quelqu’un comme Martin me fait un retour, je vais prendre en compte sa remarque. Si c’est une autre personne, je m’en fous complètement et je trace ma route. Donc je vais choisir comme ça. Ma femme fait partie des personnes dont je vais écouter la critique, tu vois. Mais je fais très attention.
Donc il faut avoir des critiques, mais il faut les choisir ces critiques. Voilà.

Frédéric Mai : Donc ce sont des personnes qui sont très ressources, finalement, dans ton environnement.

David Lefrancois : Oui elles sont ressources parce qu'elles vont identifier tout de suite chez toi ce qui est améliorable, ce qui est bon pour toi. Tu connais Anouk, que tu as eu en tant que professeur. Anouk est une très très grande amie et c'est une professionnelle de la télé.
Donc, elle travaillait chez Canal avant. Donc tu imagines bien que chaque fois que je vais faire une intervention à la télé, chaque fois qu'on va me proposer quelque chose, je vais la solliciter pour ça. Qu’est-ce que tu en penses ? Et pourquoi  ce n’est pas pour moi ? Qu'est-ce que tu en penses ? Et je sais que son retour va être objectif et son retour est intelligent.

Il faut choisir ses critiques et son environnement, voilà. Le reste, vous n’écoutez pas,

Frédéric Mai : Merci, merci. C'est très intéressant ça, le fait de s'entourer de critiques et d'être humble aussi, de savoir écouter et se remettre en cause et rebondir.

David Lefrancois : Est-ce qu'à un moment, tu te dis je n'y arriverai pas, au risque de tout abandonner?

Alors moi, je suis un jusqu'au boutiste, donc je peux aller jusqu'au bout de ma connerie. Ça, c'est un des traits sur lequel il a fallu que je fasse attention. Parce que parfois, alors est ce qu'il y a sûrement un peu d'orgueil dans tout ça ? Mais parfois, je ne voulais pas accepter l'idée que ça n'avait pas fonctionné, par exemple. Donc, j’allais jusqu'au bout de quelque chose qui, quoi qu'il arrive, était une mort annoncée.
Donc, ça c’est un travail à faire sur l'orgueil que j’ai eu à faire, c’est-à-dire de ne pas lâcher et d’être jusqu'au boutiste au point d'en être stupide. Et quand un jour, un de mes maîtres m'a dit que l'orgueil, c'était la dignité des nuls, j'ai compris qu'il fallait que j'apprenne à lâcher, tu vois ? Donc ça m'est arrivé de me dire, je vais aller jusqu'au bout, alors que je n'avais aucune raison de le faire. Et au contraire, la seule chose, c'était de me prouver quelque chose à moi-même, alors que finalement, quand tu vois l'énergie que ça te rapporte derrière, aucun intérêt, tu vois ce que je veux dire ?

Frédéric Mai : D'où l'importance des personnes critiques dans ton entourage, finalement, qui peuvent te recadrer un petit peu pour pas que tu ailles droit dans le mur.

David Lefrancois : Oui, oui et d'où l'importance aussi de se regarder avec des lunettes, à un moment donné, tu retires le prisme déformant que tu as sur toi ? Et surtout, ce n’est pas tout d’enseigner le développement personnel, c'est bien de l'appliquer.

Et voilà. Et il y a des clients, ça fait 25 ans que je leur dit, lâche l’affaire. Parce que quand tu vois l'énergie que tu dépenses, que ça te rapporte, et ce que ça va te couter derrière, c’est stupide, tu vois.

Donc j’essaie d’appliquer un peu plus que ce que j’enseigne aux autres, et c'est tellement plus facile avec les autres.

Frédéric Mai : Alors David, aujourd'hui, est ce que tu connais ta mission de vie?

David Lefrancois : Ma mission de vie, elle est très simple ma mission vie, c’est de permettre à chaque personne d'être en contact avec son univers intérieur. Parce que c'est de mon point de vue, ce qui rend le plus heureux. J'ai eu des clients qui étaient très, très, très riches. La plupart étaient malheureux. Bon, alors tu dis est-ce que l'argent fait le bonheur ? Alors pour eux, Il avait beaucoup d'argent, mais finalement, pas de bonheur.
J'ai coaché beaucoup de cadres moyens, de cadres supérieurs et dans une espèce de course. Vous savez le fameux Rat Race ? Ils sont dans une course où ils sont obligés de courir, complètement asservis par leur entreprise. Ils ont pourtant un boulot, de bons revenus. Est-ce que les mecs sont heureux ? pas plus que ça.
Alors après, tu as l'indépendant qui lui se dit, je vais essayer de chercher ma forme de liberté, mais parfois, il est trop indépendant, Il se sent trop seul. Après, tu vas avoir l'ouvrier qui fait un travail pour lequel il est rémunéré. Mais finalement, ce n’est pas assez pour vivre dans une économie de marché. Donc tous les systèmes que j'observe ne sont pas obligatoirement faits et conçus pour rendre particulièrement la personne heureuse.
Et on pense que ces démarches extérieures nous rendent heureux.

Mais par contre, quand tu es en connexion avec cette partie divine qui est en toi, tu sais quand tu es en connexion avec le fait de pouvoir transcender qui tu es ? Tu vois, pour sortir de ton orgueil, il faut penser qu’il y a quelqu'un de supérieur ou quelque chose de supérieur à toi.
Et quand tu apprécies ce que tu as, John Gray disait : La réussite ce n'est pas simplement obtenir ce que l'on veut, c'est aussi vouloir et désirer ce que l'on a. Et pour ça, il faut apprendre le détachement et ce détachement, tu l'as que si tu es dans une démarche spirituelle. Et à partir du moment où tu intègres le fait que tu es une partie de ce divin, à travers toi, Dieu peut vivre des choses... C’est vraiment profondément ce que je pense et je suis là pour te livrer ce que je suis. Mais je pense qu'on est tous des porteurs d'étincelles divines, mais qu'on en a la responsabilité. Et que quand tu es porteur de ça, tu te dois d’être  plus grand que ton simple ego et que ton simple orgueil.

C’est ça ma mission de vie, c'est de connecter chacun à ce qu'il a de plus beau en lui, la version la plus grandiose de qui il est.

Frédéric Mai : D'accord, donc, c'est un grand chemin d'exploration vers soi, qui nous connecte plus à ce que l'on a plutôt qu’au manque…

David Lefrancois : …Un chemin que je dirais en trois parties :

  • d'abord, je dirais la connaissance de soi.
  • Ensuite, la conscience de soi, parce que la connaissance de soi, c'est une chose, mais après, il faut prendre conscience de ses travers ou ses modes de fonctionnement, et de ne pas être dans une réponse juste un peu égocentrique et de dire, je suis meilleur, je suis bien ou moins bien. J'ai un bac +10, j'ai enseigné à des centaines de milliers de personnes et je me trouve pourri de défauts, tu vois. Et c'est important que je reste dans cette dimension là pour être connecté avec la réalité.
  • Donc il y a la connaissance de soi, tu as la conscience de soi, et après l'orientation de soi. Une fois que tu sais à peu près qui tu es, avec tes qualités et défauts, une fois que tu en as pris conscience et que tu sais les conséquences que cela va avoir, donne une orientation à toi, c'est à dire quel type de bonhomme tu as envie d'être sur les 10, 15, 20, 30, 50, ou peut-être un peu plus, prochaines années. Voilà.

Et ça, c’est toi qui donne une vraie dynamique à qui tu es au niveau profond.

Frédéric Mai : OK super, très précieux comme réflexion.

Même si tu es bourré de défauts, quand on te voit, tu es quand-même toujours au top, souriant, dynamique. Est-ce que tu as des moments où tu es un petit peu au fond, ou tu fais la tête, ou tu n'es pas dans ton assiette, irritable ou boudeur?

David Lefrancois : Oui, oui, oui. Je suis un boudeur. J’en rigole beaucoup sur mes conférences. J'ai été un grand boudeur, je le suis moins en moins, parce qu’avec le temps, tu sais, moi, j'ai 49 ans aujourd'hui, et avec l'âge, on prend aussi un peu en sagesse. Donc, j'ai des périodes down, bien sûr, j'ai période où je vais être un peu plus fatigué. Quand tu es fatigué, tu es irritable. Et justement mon plus grand travers, c'est ça, c'est que parfois, je fais beaucoup trop de choses.
J'ai appris à être performant, et la performance c’est vraiment savoir quand tu as des grands coups de travail, t'aménager des espaces de repos derrière. Franchement, à travers la connaissance de soi et la prise de conscience de soi, j'ai découvert qui je suis, donc j'ai de moins en moins de ces périodes-là. Mais j'en ai comme tout le monde et quand je les ai, je les accepte. Voilà.
Je sais que tout est cycle dans la vie, donc il y a des moments où je vais être à 100 000 % et puis des moments, où il y a mon corps qui me dit, vas-y, repose-toi. C’es correct, les deux sont corrects.

Frédéric Mai : OK. Nous allons passer à la deuxième partie de cette émission, et on va essayer de livrer des conseils aux auditeurs qui auraient envie d'oser en 2021.
Et nous allons prendre conscience, que notre être, notre histoire et toutes nos expériences de vie, qu'elles soient agréables ou moins agréables, sont des leviers pour faire des grandes choses, comme tu nous l'a d'ailleurs raconté au fil de ton parcours. Et je dirais même plus ; toutes nos pensées, nos émotions au quotidien, sont des messages qui peuvent nous permettre de comprendre, d'oser et de créer notre futur positif. Et ton parcours en témoigne. Est-ce que tu es d'accord avec ça?

David Lefrancois : Oui, complètement. Et puis pour oser, il faut agir et poser des actions nouvelles. Don à la question : Qu'est-ce qu'on pourrait faire pour oser sa vie ?
D'abord, inscrivez la nouveauté dans votre vie. Comme je dis toujours, par exemple allez, on a cinq grands domaines de vie, le couple, la famille, le travail, ma dimension épanouissement personnel, perso tu vois, et puis après, la dimension tribale dans laquelle j'y mets mes amis, tout ça. Dans chacun de ces domaines de vie, chacun, apportez 10% de nouveautés chaque année.
Osez remettre en question et faites des micros apports qui vont vous permettre de vous réaliser. Il faut intégrer la nouveauté. Par exemple dans mon business, je me pose toujours la question : Qu’est-ce que je peux apporter de nouveau à mes clients ? Dès qu’il y a de la nouveauté, je l’apporte. Et cette simple réflexion a fait que, d’abord j’ai pris une avance considérable sur tous mes concurrents, qu'ensuite, le jour où ils vont décider de me rejoindre, je serai très très loin. Et voilà, dans tout. Par exemple, aujourd’hui, on est en train de travailler et la nouveauté, ça va être d'intégrer un nouveau CRM au sein de l'école, pour que tout soit automatisé pour nous, pour nos clients, pour faciliter la vie de tout le monde. C’est de la nouveauté parce que ça nous oblige à faire des efforts, aller dans des domaines que l'on ne connaît pas, et qui vont améliorer notre vie.
Donc intégrez vraiment de la nouveauté. Et n'ayez pas peur de la nouveauté. Embrassez la nouveauté. Ok ? Et c’est dans la nouveauté que vous allez vous révéler en fait.
Le plus grand message d’aujourd'hui, c’est ça.

Frédéric Mai : Je partage totalement cette vision, effectivement. D'ailleurs, les gens qui viennent te voir, qui viennent me voir, c'est qu'ils ont besoin, à un moment donné de nouveautés dans leur vie, de se révéler et trouver des déclencheurs, finalement.

Et une question qu’on me pose souvent, c'est : Est-ce que tout le monde a les mêmes chances de devenir heureux et de pouvoir choisir sa vie ?

David Lefrancois : Alors, je ne sais pas si tout le monde a les mêmes chances. Mais tout le monde a la possibilité de l'être.
Après, le facteur chance, tu sais, l'environnement dans lequel tu nais, les rencontres que tu vas faire, Il y a toujours un facteur chance. Maintenant, la chance est aussi quelque chose qui se travaille. Tu sais, je me rappelle une chose, un jour, j'étais allé à une exhibition de golf, invité par mon client qui s'appelait IBM, et durant laquelle il y avait Tiger Woods qui était là, et qui faisait une démonstration. Et ce jour-là, il a fait un truc incroyable, il a fait un coup en un coup. Il y avait la journaliste de L'Equipe qui était là, qui lui a posé une question très intelligente et qui a dit : Quand même Monsieur Woods, quand on fait un coup en un coup, avec le vent qu'il y avait aujourd'hui, avec tout ça, Il y a quand même un vrai facteur chance aussi dans Golf ? Et lui, il a dit, vous avez raison, j'ai de la chance, mais je remarque que plus je m'entraîne et plus j'ai de la chance.
Ce facteur chance, c'est aussi un facteur qui est lié à ce que je fais dans ma vie.
C'est vrai que tu peux avoir de la chance parfois de rencontrer des personnes, mais tu peux aussi provoquer cette chance-là, aller à des événements, aller à des réunions, oser aller dans des endroits où tu vas t’exposer, tu vas découvrir de nouvelles personnes, tu vas sortir de ta zone de confort,… Donc, plus tu vas travailler sur toi, plus tu vas oser, et plus cette chance, elle va devenir comme quelque chose d'incroyable.

Je parlais d'IBM. Par exemple, IBM, j'ai rencontré l’un des coachs de chez IBM dans une soirée à laquelle je n’avais pas envie d'aller. Au final, je suis allé là-bas sur place et, ironiquement parlant, je discutais avec un type et je dis franchement, qu’est-ce qu’on fous là ? Tu as raison, je me pose exactement la même question. Et au final, tu fais quoi : je suis coach. Et moi aussi je suis coach. Voilà. Facteur chance, je vais travailler avec IBM et les gens vont dire : Il a de la chance ! Il a de la chance, mais je suis sorti un soir où je n'avais pas envie de sortir ? La chance, c'est quelque chose qui se provoquera à travers les actions que tu vas poser, à travers le fait d’oser, de sortir de ta zone de confort.

Frédéric Mai : Mais oui, c'est vrai. Plus j'ose, plus j'apprends, plus je m'entraîne, plus j'ai de la chance, c'est sûr.

Et alors que conseilles-tu justement à tous les auditeurs qui pensent que ce n'est pas possible, qu'ils ne sont pas capables ou qu'ils ont peur, tout simplement. Alors on vient de le dire : Oser, provoquer, finalement apprendre, s’entraîner. Qu'est-ce que tu peux leur conseiller d’autres pour dépasser ses peurs ?

David Lefrancois : D'abord, si on ne dépasse pas une peur,  souvent, c’est qu’on est dans un syndrome d'anxiété, et l'anxiété est liée à quelque chose qui est tout bête, c'est la pulsion de mort. C’est-à-dire qu’on a le sentiment qu'on se met en danger de mort, si on va à cette soirée ou ces choses-là. Donc, posez-vous la question : Franchement, est-ce que je vais en mourir de ça ? Est ce que je vais mourir de ça ? Et la réponse sera non dans 99% des cas.
Et ça, c'est important parce que ça permet de relativiser des enjeux, tu vois.
Si la réponse est oui, vous n’y allez pas par contre.
Mais dans 99%, non, il n’y a pas mort d'homme. Qu’est-ce que tu risques ? Passer une mauvaise soirée, t’ennuyer, Mieux vaut que tu rentres ? Voilà. Mais une fois encore, posez-vous cette question, c'est : Est-ce que je me mets en danger quand je fais ça ?
Si la réponse est non, tu y vas. Qu’est-ce que je peux apprendre de nouveau ? C’est la deuxième question à laquelle vous pouvez répondre. Qu'est-ce que je pourrais apprendre de nouveau dans cet endroit-là ?
Et puis, dernière chose que je voudrais vous dire, c'est que la peur disparaît dans l'action. Donc, plus on réfléchit, plus on a peur. A un moment donné, arrêtez de vous poser des questions, arrêtez de réfléchir, et agissez. Tu sais pour moi, je crois que le le plus beau et le meilleur slogan de toute la planète, c’est celui de Nike « Just do it ».
Pourquoi Nike est-ce qu'il a compris que, tu sais, Est-ce que je sors ? Oh là, Il y a des nuages, il pleut, il fait chaud, est-ce que finalement j’y vais ? Et il ne part pas. Et Nike dit, mets tes chaussures et fais-le ! Et c’est tout, just do it ! Fais-le, après tu verras. Si tu vois qu’il fait trop froid, tu rentres.  Mais une fois que tu seras lancé, que tu auras fait tes 100 mètres, et que ton corps il sera chaud, tu diras, bon, pas mal, et puis c’est peut-être une expérience agréable de dire tiens, je cours sous la pluie. Peut-être que si un jour, tu dois courir et qu’il pleut, au moins je saurais quelle expérience ça fait. Puis peut être que je vais prendre du plaisir à le faire. Voilà donc, just do it. Il y a un moment, arrêtez de vous poser des questions, et agissez.

Donc les 3 questions qu'on pourrait se poser, c'est :

  1. Est-ce que je vais mourir ?
  2. Qu’est-ce que je vais apprendre de nouveau
  3. Quelle est la plus petite action à poser maintenant ?

Si par exemple, je suis fatigué et que je n'ai pas envie de faire mon cours de boxe ou du workout que j'avais prévu, quel sera mon état  après les cinq premières minutes ? Si vraiment tu es mort, tu arrêtes.
Tu vois, par exemple, je fais deux entraînements par jour, je fais à peu près 30 minutes le matin et le soir, je vais avoir mon cours de kickboxing. Parfois, je vais être avec mon prof, et je vais dire écoute aujourd'hui, je n’ai pas trop la forme, molo.
Et puis, très rapidement, je dis allez, vas-y, envoie la came. Parfois, j’ai ces 30 minutes à faire, et puis je vais me dire, bon allez, je fais 5 minutes et après on verra. Voilà, et finalement tu termines ta demi-heure et tu es content de l'avoir fait.

Donc la peur disparaît toujours dans l'action. Toujours.

Frédéric Mai : Super, c'est un processus que tu viens de donner qui est très, très précieux. Notez-le, n'hésitez pas à faire pause, retour en arrière et notez bien tout ça, c'est vraiment très précieux. Et pour conclure, quel message souhaiterais-tu délivrer à tous ceux qui souhaitent oser leur vie en 2021 ?

David Lefrancois : Et bien, toutes les personnes que vous voyez aujourd'hui, quand vous pouvez dire, il a osé sa vie, toutes ces personnes étaient comme vous. Voilà. Rien d'autres. Des personnes qui, du jour au lendemain, se sont dit, et ben tiens, je vais oser un peu plus.
Toutes les personnes qu’on pense exceptionnelles, fabuleuses, elles étaient toutes un jour des débutants. Elles ont toutes commencé un jour par le début. Et elles ont toutes posé des petites l'action, les plus infimes.

C’est intéressant, moi j'aime bien les biopics, par exemple, regarde d’ici là, je vois la biopic de Phil Jackson, qui a été 9 fois entraîneur des équipes qui ont gagné la NBA. Et quand tu regardes son parcours, quand tu vois son palmarès, c'est l'un des plus titrés, l’un des entraîneurs les plus titrés de la NBA, et Le mec, en fait, il a eu toutes ces angoisses, il a osé, et il a osé.
Donc toutes les personnes qui ont eu des grandes réussites ont toutes commencé un jour par écouter des podcasts, et puis par oser.

C'est pour ça que je trouve que ton podcast est exceptionnel, parce que oser sa vie, ça commence par ça !
Je vais mettre de la nouveauté, et je vais oser un peu plus. Juste un petit peu plus.

Frédéric Mai : Faire des petits pas, et explorer ce qui a autour de soi. Aussi ne pas être dans les certitudes et les habitudes. Et c'est là que la vie devient palpitante.

Alors David, je te remercie vraiment d'avoir partagé ton histoire et de nous avoir offert toutes ces pépites. Et puis, si tu le veux bien, on va terminer par un petit instant, un petit jeu questions réponses flash. Et tu as bien sûr le droit à un joker qui te permettra de ne pas répondre à une question si elle n'a vraiment pas de sens pour toi.

Frédéric Mai : Alors la couleur préférée.
David Lefrancois : Le mauve
Frédéric Mai : La chose que tu aimes retrouver dans ton assiette.
David Lefrancois : Du sucre, le sucre je suis désolé. Je fais beaucoup de sport
Frédéric Mai : Une qualité que tu sais voir chez toi.
David Lefrancois : La gentillesse.
Frédéric Mai : Le souvenir d'une bonne odeur dans ta jeunesse.
David Lefrancois : L’Apfel strudel de ma mère
Frédéric Mai : Si tu étais un animal, tu serais.
David Lefrancois : Je pense que je serais un chien.
Frédéric Mai : D'accord, plutôt mer ou montagne ?
David Lefrancois : Je vis à la mer, mais j'adore la montagne
Frédéric Mai : Alors, plutôt ski ou baignade ?
David Lefrancois : Ski
Frédéric Mai : chemises ou tee shirt.
David Lefrancois : Chemise
Frédéric Mai : L'objet dont tu ne te sépares jamais.
David Lefrancois : Mon smartphone
Frédéric Mai : Musique rock ou musique classique ?
David Lefrancois : Plutôt rock
Frédéric Mai : Plutôt entrecôtes frites ou tofu salade
David Lefrancois : Entrecôte frites
Frédéric Mai : Le mot grossier que tu utilises le plus
David Lefrancois : Putain. C’est à cause de ma mère ; ma mère a toujours utilisé ce mot-là, et juste pour l'anecdote, quand on avait mon neveu qui était là, ma mère a élevé mon neveu, Le premier mot qu'il a dit, ce n'était pas papa…
Frédéric Mai : Alors, Mojito ou perrier rondelle
David Lefrancois : Perrier rondelle
Frédéric Mai : Le nom de ton doudou quand tu étais enfant.
David Lefrancois : Tim
Frédéric Mai : Lève tôt ou couche-tard
David Lefrancois : Couche-tard
Frédéric Mai : Plutôt vaccin ou chloroquine.
David Lefrancois : Plutôt chloroquine, même si je me suis fait vacciner.

Frédéric Mai : En tout cas, je te remercie du fond du cœur d'avoir partagé ce moment avec nous (David : avec plaisir), et j'en profite également pour te remercier de tout ce que tu m'as apporté personnellement dans ma pratique professionnelle, au travers des neurosciences, de ta posture et de ton école. Merci. Merci pour tout ça.

Et je te poserai encore une dernière question pour terminer : Quels sont tes gros projets pour cette année ?

David Lefrancois : Le lancement d'une application sur la cohérence cardiaque. Là, ça fait deux ans que je travaille là-dessus avec une startup israélienne, et on va proposer la future génération de cohérence cardiaque, pour aider un tas de gens à rentrer en cohérence cardiaque sans avoir à se concentrer.
Ça, c'est un gros projet et je sais qu'on peut faire du bien à des millions de gens avec ça.

Et merci beaucoup Frédéric. Merci pour tout ce que tu offres, parce que tu sais, prendre le temps de produire ce que tu fais avec la qualité et l'intelligence que tu y mets, c'est vraiment important. Merci.

Frédéric Mai : Merci à toi. Puis retrouver David François sur sa chaîne YouTube. Et puis, rendez-vous très bientôt pour un nouvel épisode de Oser Ma Vie.

Prenez soin de vous, je vous embrasse, bye.

Merci pour votre attention, c'était Frédéric Mai pour l'émission Oser Ma Vie. Retrouvez-moi sur les réseaux sociaux ou sur mon site Internet coaching-personnel.fr. Si vous avez aimé cet épisode, n'hésitez pas à réagir en commentaire ou à laisser un petit audio ou à lever le pouce pour aimer ce podcast.
Enfin, je reste disponible pour vous donner toutes les informations sur mes accompagnements « Oser ma vie », « Oser mon job » ou « Oser mon business », et établir avec vous un plan d'action personnalisé.
Prenez soin de vous et à très bientôt.


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