Frédéric Mai

Oser Ma Vie avec Kim Bennour

Interviews Oser Ma Vie

Frédéric Mai : Kim Bennour est notre invité aujourd'hui dans notre émission Oser ma vie ! Oser Ma Vie, c'est le podcast qui vous permet d'imaginer, d'initier et de créer avec vous voulez.

Bonjour à tous les explorateurs, Oser Ma Vie ! Salut Kim !

 

Kim Bennour : Salut Frédéric !

 

Frédéric Mai : Alors Kim, tu as 44 ans, tu es entrepreneur, business coach, Mindset Trainer, conférencier, auteur. Tu viens d'ailleurs de sortir un livre qui s'appelle SDAM™ Foncez ! Tu es également passionné par les neurosciences. Ça fait 25 ans que tu inspires le monde au travers de ton mouvement SDAM, ton AIR, tes battements de CIL, tes programmes d'évasion, tes conférences, tes accompagnements, ta pédagogie, ta simplicité et ta clarté, et tout ce chemin, qui tu es aujourd'hui, existe parce qu'en fait, tu as osé à plusieurs moments de ta vie, et tu aimes à croire que rien n'arrive par hasard.

Tu as décidé à plusieurs moments de ta vie et je te cite de « foncer et de devenir un contributeur indépendant et libre », tu nous en diras plus tout à l'heure. Kim, je te remercie vraiment de tout cœur d'avoir accepté cette invitation dans l'émission Oser ma vie.
Mais Kim, qui es-tu vraiment ?

 

Kim Bennour : Déjà Frédéric Merci pour cette introduction. Depuis, j'ai pris de l'âge, j’en ai 46 maintenant, et j’en n’ai plus 44, mais tout le reste, bravo et merci parce que c'est toujours appréciable d'entendre quelqu'un te présenter, non pas par rapport à l'égo, mais par rapport à la vibration que ça génère.

Et entendre ça, ça me conforte encore plus dans ce que je suis en train de faire. C'est déjà une première chose sur le doute qui peut nous assaillir, même quand on a décidé d'oser, de se remémorer de tout le parcours comme tu viens de le faire en deux petites minutes, de me dire : mais en fait, oui, j'ai fait tout ça et c'est génial.

Qui je suis ? Je suis un être humain lambda qui a envie de diffuser son message au travers du mouvement SDAM, pour simplement expliquer aux gens, ou partager ma perception de ce monde qui consiste à dire : la vie passe tellement vite, que je n'ai pas envie d'être assis sur un banc à 60, 70, 80 ans, si j'arrive jusqu'à cet âge-là, et de me dire « si j'avais su », c'est de vivre sans aucun regret. Ça parait basique, sauf que 97% des gens arrivent à cette ligne d'arrivée en ayant malheureusement ces regrets. Et moi, je leur dis on connait tous notre ligne de départ, à postériori, parce que l’on est né ; on ne connait pas notre ligne d'arrivée entre ces deux instants-là. Profitons de cette course, ce marathon, cette épopée, on l'appelle comme on veut, de ce voyage pour, juste être un contributeur indépendant et libre de passer son message, de faire ce qu'on a envie de faire et de vivre pleinement la vie. Donc je suis un parmi tout et je suis tout parmi un et je suis un être humain qui apporte, comme le dit si bien Pierre Rabhi, « sa petite part » et qui fait sa part dans ce monde, tout simplement.

 

Frédéric Mai : Merci, merci. C'est vrai que j'aime bien ton image, de se dire « je n’ai pas envie de terminer ma vie en me disant voilà la liste de ce que j'aurais aimé faire ». Il n’y a rien de plus frustrant.

Et là, je pense que tu as semé l'interrogation dans tous les cerveaux qu'est-ce que SDAM ?

 

Kim Bennour : SDAM, c'est un c'est un mot arabe qui vient de mon père, mon défunt père et de ma mère, ma défunte mère aussi. Le mot, se prononce /azdam/. Si on doit le dire, A Z D A M. Maintenant, je suis français d'origine algérienne, je suis algérien né en France donc je voulais un mot qui corresponde à ma double culture et SDAM s'est imposé à moi, s'est véritablement imposé à moi, en plus, facile à prononcer, très facile en terme d'acronyme pour déployer tout le mouvement que j'ai souhaité y mettre.

Et ça veut dire marcher, foncer, marcher d'un pas ferme. Et à chaque fois que j'ai sollicité mon père ou ma mère pour un projet, quand j'étais gamin, est-ce que je dois acheter ça, est-ce que je dois faire ci ? Est-ce que je dois faire ça ? Dès lors qu’ils ressentaient que c'était bon pour moi ils me disaient SDAM « vas-y fonce, fonce ». En fait, cette notion de « foncer », ce n'est pas se précipiter, c'est juste d’y aller, d'oser, comme toi tu l'évoques dans ton programme, c'est d'oser y aller. SDAM, c'est décider, c'est foncer, c'est oser. C'est « couper » en fait le mental qui va nous amener les peurs, les doutes, les inquiétudes quand on décide quelque chose qui viscéralement nous dit c'est ça et d’y aller, c'est le saut en parachute, c'est le saut à l'élastique, c'est donner un nouvel élan à sa carrière, c'est partir à l'autre bout du monde, créer son entreprise. Tous ces éléments-là et SDAM, je dis aux gens de sdamer pour la bonne et simple raison que je l'ai fait moi, je t'en parlerai plus en détails.
Le jour où j'ai perdu mes deux parents, j'ai compris une chose, c'était qu'en fait, j’existais, je ne vivais pas. En fait, j’existais au travers du regard des autres, et notamment de mes parents, pour honorer tous les sacrifices qu'ils avaient fait pour nous. Et le jour où ils ne sont plus là, je m'aperçois que j'ai plus rien à partager, plus rien à prouver, donc, même si j'ai aussi vécu pour moi, je me dis mais je vais encore plus vivre à 100% et stop, malgré la situation que j'ai, socialement, qui est très aisée, voire nabab et qui peut être montrée du doigt si on dit « on fait un virage », je le fais, parce que ce n'est pas négociable et je décide de faire ce virage puisque la seule personne avec qui je vais terminer le reste de ma vie, c'est moi-même et je décide véritablement de faire ce que j'ai envie de faire avec tout ce que ça comporte comme critiques, comme doutes, comme peurs, comme inquiétudes, que j'ai encore au quotidien, c'est OK et on en parlera plus en détail aussi après. C'est ça la définition de la foi. En fait SDAM, c’est posez-vous cette question en vous disant « quelle est la pire chose qui puisse arriver ? »

 

Frédéric Mai : Excellent et d'ailleurs, si tu es là aujourd'hui, c'est grâce à ton concept SDAM, parce que ce qui m'a plu, c'est la fermeté du pas. Tu sais, on parle souvent de la méthode Kaizen, le plus petit pas possible. Mais s'ils paraissent trop souples, si le pas n'est pas ferme, on ne va pas très loin. Oser, c'est pareil. Oser un moment, c'est poser un pas ferme. Et j'aime bien, justement, cette fermeté. Parce que si on ose, on reste dans le déséquilibre tout le temps, on n'arrivera pas très loin.

Donc, merci pour SDAM. Et puis, si tu veux bien, on va essayer d'aller un petit peu dans ton parcours.

Et pour commencer, j'aimerais bien savoir si ton enfance a contribué à t'amener à qui tu es aujourd'hui.

 

Kim Bennour : Mais complètement. Je l'écris dans le livre, justement, où c'est un roman initiatique, mais c'est aussi une espèce d'autobiographie et je la veux la plus, la plus légère possible pour que le maximum de personnes puisse être à mes côtés et par-dessus mon épaule, voir un peu ma vie, incontestablement. Je fais référence, et je ne parle pas des personnes, je parle des êtres inspirants qu'ils ont pu être ou qu’ils sont encore. Steve Jobs l’explique avec la notion avec « Connecting the dots ». Connecter les points. Tu sais quand Steve Jobs à un moment donné prend des cours de calligraphie à l'université, il se demande pourquoi il ne fait pas, et que le jour où il reprend Apple et que les polices d'écriture Apple sont les plus belles au monde, la connexion se fait. Donc pour répondre à ta question, tout ce que j'ai pu vivre, découvrir, subir, si je puis dire, dans mon enfance, font la personne que je suis aujourd'hui. Et incontestablement, avec le recul, j'ai cette gratitude, cette reconnaissance, cette joie de pouvoir revivre l'ensemble des éléments que je me retranscrit dans mon inconscient pour me dire waouh, c'est ce qui m'a forgé, c'est ce qui fait que je suis là aujourd'hui. Donc, oui, oui, oui, plus que jamais. D'autant plus qu'avec notre appétence commune sur les neurosciences, on sait très bien de 0 à 3 ans, il n'y a que de l'amour et de l'attention.

Ensuite de 3 à 7, 10, 12, selon la police ou les manifestants, là on a les croyances limitantes au dynamisantes. Mais en tout cas, ces notions de paradigme qui viennent s'installer dans notre cerveau, tout ça fait que je suis la personne que je suis aujourd'hui. Oui, ça m'a beaucoup, beaucoup, beaucoup aidé. Mon enfance, mes parents, mon environnement.

 

Frédéric Mai : Et alors, justement, est ce que cette enfant te prédestinait à devenir aujourd'hui un grand coach, un professionnel de l'accompagnement ?

 

Kim Bennour : En toute humilité, oui, avec le recul. Tu sais avant, avant 40 ans, tu fais preuve d'humilité exacerbée, de l'autre côté. C’est limite tu es présomptueux. Et quand, quand tu passes les 45, ce que je viens de faire il y a deux ans maintenant, quasiment, 40 -45 plutôt, tu commences à avoir un peu plus de sagesse. Et oui, j'ai commencé à reconnecter un peu les points. Le livre m'a beaucoup aidé pour ça, dans l'écriture, c'est un peu aussi thérapeutique, auto-thérapeutique. Quand je me suis aperçu que, dès mon plus jeune âge, déjà, j'avais une volonté et une envie d'être un peu différent. Mais on a tous cette notion de différence et je me suis aperçu que j'observais beaucoup déjà dans la famille. J'étais déjà un coach familial de par le fait que j’attirais l'attention, l'énergie, de par le fait que j'étais, on va dire, un peu le médiateur dans des situations conflictuelles, ou la personne qui faisait rire, le rassembleur.

Donc j'avais déjà un peu cette appétence-là. Et mon père m'a identifié et a mis en avant fortement et tu le comprends avec l'âge, avec le recul. Mais une chose est sûre, c'est que j'ai toujours, toujours su, au plus profond de moi, qu’aider mon prochain, qu'accompagner, c'était ce qui me faisait le plus vibrer. Et c'est pour ça que j'ai fait cette carrière de manageur au niveau dans un grand groupe international. J'ai toujours adoré accompagner mon prochain et j'aime encore au quotidien partager mon savoir à partir du moment où la personne vient et est demandeuse, je vais lui poser les bonnes questions pour pouvoir l'aider à faire son chemin de vie. J'ai toujours eu cette appétence et plus l'âge avance, plus je me rends compte que, en fait, on sait déjà tout ce qu'on doit faire et c'est ce que je mets dans le programme SDAM. Et chacun ici qui a un doute a cette capacité à reconnecter l'ensemble de ses points pour savoir ce qu'il peut apporter au monde et ce qu'il peut partager au quotidien.

 

Frédéric Mai : Par rapport à ta philosophie de contribuer au monde et par ta générosité aussi, qu'est-ce que tu voudrais dire aujourd'hui à tes parents ?

 

Kim Bennour : Ben, je leur ai déjà tout dit, je leur ai déjà tout dit, je leur ai en plus encore dit dans le livre. Je leur ai dit merci, mais merci, merci, merci. Et je leur ai dit surtout quel message puissant vous me laisser, quel héritage puissant vous me laisser avec SDAM. Et j'ai compris que ce message-là, ne m'appartenait pas, au même titre qu'il ne leur appartient pas non plus ; que ce message-là est en train de se diffuser, pour preuve, on fait une interview et j'en fais très régulièrement.

Et j'ai l'ambition, non pas égoïque ou égotique, mais l'ambition du cœur, d'impacter la vie de millions de personnes avec SDAM. Et ce message est en train de se diffuser, puisque c'est un véritable mouvement qui est lancé. Et il ne m'appartient pas. Donc à mes parents, c'est ce que je leur dis dans le livre. J'ai compris ce message et je l'ai retranscrit en 3 citations qui font que ce message est encore plus fort.

Au-delà de « foncez parce que la vie tient en un battement de cils », c'est « tout est OK », quoi qui puisse se passer, tout est OK. Ça ne veut pas dire parfait, ça ne veut pas dire bon. Il peut y avoir des choses mauvaises qui nous arrivent, c'est OK. Tout est OK. « La récompense, c'est le chemin ». Ça c'est la deuxième citation et je vais expliquer pourquoi je prends ces trois bases fondatrices très importantes et la troisième et dernière, c'est « Fais-le bien et oublie-le ».

 

C'est ce que j'ai retenu de l'éducation que mes parents m'ont transmise. C'est ce que j'ai retenu de tout ce que j'ai vécu, et c'est ce que je partage, dès lors que j'ai des moments de doute et que mon mental prend trop le dessus parce que je reste un être humain, avec tout ce que cela comporte, un être de chair, de sang et d'émotions. Dès lors que le mental prend trop le dessus, je reviens en disant Stop, tout est OK. J'ai des problèmes techniques avec, ça peut paraître basique, des problèmes techniques avec mon ordinateur, mais pourquoi je vais m'efforcer ? Je suis dans un moment énergétique qui n'est pas bon. Stop, change d'énergie, de vibration. Un moment, il faut juste être pragmatique. Moi, j'aime beaucoup être très perché, mais en même temps être très pragmatique et dès lors que je comprends ça, je me dis OK, tout est OK. La récompense, c'est le chemin. Je suis avec Frédéric, je suis vraiment avec toi à 100% là maintenant, tout comme toi.

On est là ici, maintenant, parce que tout est maintenant dès qu'on comprend ça aussi, on se déleste de cette charge mentale, de cette épée de Damoclès qu'on a constamment et qui nous empêche d'avancer, qui nous empêche de se damer et qui nous empêche d'oser et la finalité, quand on fait le bien et on l'oublie, là l'interview, on ne sait pas ce qu'il va faire, on ne sait pas s'il va impacter, s'il va faire deux vues trois mille vues, cinquante mille vues, peu importe, mais on le fait bien et on l'oublie.

 

Et on veut vraiment faire le bien et on l'oublie. Et c'est ces trois phrases-là que j'invite toute personne à la croisée de son chemin de vie, entrepreneur, pas entrepreneur ou autre, à créer un peu cette espèce de mission, vision et valeur personnelle, puisque ça, ce n’est pas trois phrases que je lui donne comme ça, c'est une vraie réflexion de fond qui sont arrivés à ça et qui me permettent d'être ce fil conducteur, ce fil d'Ariane qui me dit Je me raccroche à ça quand je vois que je suis en train de m'éloigner de ma nature véritable. C'est OK que mon ego prenne le dessus, tu vois cette image, à chaque fois que je prends de la pièce à double face. Parfois, je me mets sur la tranche. Parfois, j'accepte d'être du côté obscur de la pièce. Parfois de l'autre côté. Mais dès lors que je vois que l'énergie négative est trop importante, je reviens vers ce « tout est OK ». La récompense, c'est le chemin, fais le bien et oublie le. Et ça, c'est l'héritage transmis par des parents analphabètes, mais beaucoup plus érudits que les plus grands de ce monde, quelque part à un humble niveau.

 

Frédéric Mai : J'aime bien le je suis OK, c'est vrai, parce que quand on est K.O, on ne peut pas oser, on ne peut plus rien faire. Donc, je suis OK tout le temps, j'accueille et j'accepte juste et j'avance. Mais on accueille et on accepte tout ce qui vient.

Est-ce que tu veux répéter les laisser trois points importants ? Ces trois valeurs importantes,

 

Kim Bennour : Tout est OK. La récompense, c'est le chemin. Fais-le bien et oublie-le.

 

Frédéric Mai : Génial.

 

Kim Bennour : Dès lors que vous vous rattacher à ces trois points là, vous allez voir que naturellement, nous ne sommes pas des êtres, et ça, tu le sais, tu l'as appris aussi dans tes formations neuroscientifiques, nous ne sommes pas des êtres logiques, nous sommes des êtres neurologiques et biologiques. Donc rien qu'en faisant ça, on vient déverser des neurotransmetteurs qui vont venir compenser le cortisol qui se déverse à foison dans nos cerveaux par rapport au monde où on est bombardés d'informations négatives dans lequel on vit. On vient contrebalancer ça en mettant des neurotransmetteurs positifs. Ça passe par la physiologie du corps, ça passe par les mots que l'on emploie. Ça passe par l'attention, que notre énergie va là où va notre attention. Donc, si on met notre attention sur une énergie négative, ne soyons pas surpris d'être négatif. Tu vois, c'est là où je vais pouvoir parfois, moi, partir dans mes coachings, dans mes accompagnements, de manière très, très perchée sur l'aspect spirituel.

Mais en même temps, pour moi, la spiritualité, c'est tout ce que la science n'a pas encore prouvé. Au siècle dernier, une bonne femme qui prédisait la météo se faisait brûler vive sur le bûcher. Aujourd'hui, on a des smartphones qui nous donnent la météo à 15 jours, So what. Donc un moment, il faut juste pouvoir, laisser. Moi, j'assume pleinement le fait qu'il y a une puissance divine, pas divine, peu importe - ça, c'est personnel, c’est intime même - qui fait que depuis 47 ans, quoiqu'il ait pu m'arriver, positif ou négatif, il y a toujours eu quelqu'un ou quelque chose qui a été là. Pourquoi ? C'est que je suis encore là face à toi en train de respirer, donc je suis encore en vie. Donc, comment je peux douter ? Tout ce qui m'a valu tout ce qui va m'arriver jusqu'à mon dernier jour. C'est ça la définition de la foi, c'est de rester dans l'instant présent.

 

Frédéric Mai : Merci. Merci pour ce partage.

 

Qu'est-ce qui, à un moment donné, t’a donné envie de t’orienter vers les neurosciences et vers l'accompagnement de personnes, et de contribuer à ce monde comme tu le fais aujourd'hui ?

 

Kim Bennour : C’est vers l'âge de 15-16 ans, 15-16 ans où je lis déjà tout petit, je me dis j'ai l'impression d'être en marge, je ne suis pas comme mes frères. Moi, je suis toujours en train d'observer, toujours en train d'analyser tout ça.

Et je lis ce livre de Dale Carnegie « Comment se faire des amis et influencer les autres ». Le titre, il est très marketing. On peut débattre longuement, mais l'objet n'est pas là. Je comprends simplement que je mets un premier doigt dans le développement personnel. Mais en fait, j'avais déjà lu des choses. J'avais commencé à lire L'Alchimiste de Paulo Coelho, donc je commençais à lire ça. Je tombe sur Anthony Robbins. Donc ça commence un peu à m'interpeller.

On est loin, loin, loin d'Internet. On est à l'époque des livres et il y a pas mal de choses. Tu sais comment c’est, dès lors que j'active mon « ça », mon système activateur réticulé, je commence à avoir les informations qui arrivent. Je vois une nouvelle voiture, je vois cette nouvelle voiture partout, mais ça on pourra l'expliquer, et je commence à avoir toutes ces informations qui arrivent. Et je pousse. Et je me dis juste qu'à prédispositions équivalentes, comment une personne peut réussir alors que l'autre ne réussit pas ? Et c'est là où je commence à étudier les plus grands de ce monde, et je commence à rencontrer des mentors de manière virtuelle, au travers de leurs livres, Joe Dispenza et je vais là-dedans, de plus en plus, je suis leur formation. J'ai la chance ensuite d'intégrer une société américaine et d'aller aux États-Unis. Donc je profite de mes escapades américaines pour commencer à aller à ce type de séminaires, à regarder un peu ces formations et autres. Donc de moi-même, mais en même temps, quelque part, il y a cette décision de vouloir oser et de vouloir avancer, de vouloir décider, d'avancer d'un pas ferme, mais en même temps, tout est OK. C'est naturel d'arriver là puisque le cheminement de vie est celui par lequel je dois passer et j'ai décidé d'y aller encore plus quand j'ai complètement incarné ce que j'évoquais, c'est à dire que j'ai fait ma carrière de cadre dirigeant, je voyage dans le monde entier, je gagne bien ma vie.

Je profite de très belles choses. Il y a une espèce de vide intérieur qui me dit que ce n'est pas que je suis parce que je suis… On est très heureux avec mon épouse, nos enfants. Tout va bien sur l'aspect perso. Professionnellement, je suis reconnu. Il y a quelque chose qui me dit stop et c'est la mort de ma mère, un an après celle de mon père, qui sonne le glas et qui me dit « Ça y est, est-ce que tu vas enfin comprendre le message qui consiste à être totalement qui tu es et ne pas exister pour être reconnu des autres ». Parce que les titres, les médailles, les médisants, les voitures. Très bien. J'aime beaucoup ça et j'aime les belles choses. Et ce n'est pas incompatible. Mais ce n'est pas une fin en soi dans ce que tu souhaites faire. Et c'est là où j'ai encore plus accéléré pour me dire : tout ce que tu as appris durant toutes ces années, c'est remonter à la surface, j'ai reconnecté l'ensemble des points et c'était, mais d'une fluidité de mouvement SDAM, le programme SDAM, la méthode SDAM, et c'était ça. Et ça, je l'ai fait dans une unité de temps spécifique puisque j'ai osé. Accepter, ajuster, comme tu disais fort justement tout à l'heure, à 45 ans, vivre pleinement, la douleur, la souffrance, le deuil de la perte de mes deux parents en un an où je me suis retrouvé dans un vide abyssal alors que je suis un homme, je suis père de famille, je suis un homme au foyer. Je suis toutes les étiquettes possibles et imaginables. Je reste un enfant intérieur, meurtri par la perte de ses parents. J'ai besoin de soigner ça et je décide de partir avec juste un polochon, tout simplement dans le désert du Sahara pour aller à la rencontre de moi-même complètement, où je me dis, le meilleur endroit, c'est le désert et ça se fait naturellement. Ça se fait encore une fois, tout est écrit où je rencontre des personnes, qui me disent ça, ça, ça. Une semaine après j’y vais, mon épouse, qui me dit « Mais je te fais totalement confiance si tu as besoin de ça, vas-y » je me retrouve dans le désert du Sahara et je vis une expérience exceptionnelle où j'aligne mes quatre C corps, cœur, conscience, cerveau. Une fois que les 4 C sont alignés, je suis dans ma verticalité complète, ce que j'évoquais tout à l'heure, et je peux diffuser mon message qui est de l'air, de l'amour inconditionnel, radical, parce que c'est la seule chose qui est intemporelle et infinie et qui drive, selon moi, encore une fois, qui régit le monde, qui est la source universelle, c'est l'amour. Ça, c'est ce que je pense.

 

Et tout ça m'a amené là. Avec plein de références que j'aime citer, je rends souvent à César, ce qui appartient à César, et j'utilise beaucoup le copier, créer. Je ne vais pas réinventer la roue, je l'ai copiée, créée pour la bonne et simple raison que même si je prends la méthode Oser de Frédéric, ça ne sera pas la même chose. Même si Frédéric prend la méthode SDAM puisqu’il y a ton histoire, ta vibration en énergie et réciproquement. Et j'invite un maximum de personnes à passer du côté des créateurs. Il y a, tu sais, aujourd'hui, avec Internet, avec la pandémie, il y a pléthore de coach ou d’autocoach autoproclamés sur la toile. Là aussi, tout est OK. Ça permet de faire un tri naturel. Ils veulent à tout prix faire mieux, plus grand, plus fort en trois clics, tu deviens millionnaire, tu changes de vie, tu fais ci, tu fais ça.

Ça va répondre à une demande réelle d'un marché actuellement et c'est OK pour ces personnes qui ont ce besoin-là. Moi j'invite les gens à écouter véritablement leur intuition, à descendre le mental, à descendre dans le cœur, à descendre vraiment, même au niveau du plexus solaire, au niveau du lieu du chakra racine, allant même plus loin, pour écouter notre petite voix intérieure. Ce n’est pas moi qui le dis, c'est Will Smith. C'est Jobs, c'est Bill Gates, c'est Spielberg, c'est Jim Quick et on peut continuer la liste comme ça. C'est toutes ces personnes qui ont quand même des références, qui sont des références. Si ces personnes le disent autant l'appliquer. Donc, c'est quoi ? C'est faire baisser le mental ? OK, c'est facile. OK, alors comment on fait ? On ne nous a pas appris tout ça. C'est pour ça que je suis Mindset. Trainer. J’entraine, le cerveau comme un coach sportif entraine les muscles. Si un coach sportif vous dit de faire des burpees et des jumping jack, on s'exécute sans rechigner. Moi, je vous dis de faire des VSC, des annul annul des respirations ATC. Qu'est-ce qu’il me dit ? Qu'est-ce qu'il me raconte ? Ce sont tous des petits exercices neuroscientifiquement prouvés qui permettent simplement d'inverser la tendance neurochimique ou microchimique dans notre cerveau, pour repasser d'un côté plus positif que négatif, c'est qu'on est pas en train de dégager toute la partie négative, on est juste en train de faire grossir la bulle, si on prend une image, d'énergie positive pour englober la bulle d’énergie négative et reprendre les rênes de ses pensées et de reprendre les rênes de sa vie puisque, si on pousse, et je vais mettre les deux pieds dans le plat, nous, nous sommes des êtres spirituels venus vivre l'expérience humaine et quand on commence à comprendre ça, on n'y met pas d'ésotérisme, on y met simplement des mots et on va chercher à comprendre en disant OK, ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que je suis là pour vivre des expériences parce que la vie est une suite d'expériences et on revient sur la récompense, celle du chemin. Et on revient sur le « fais-le bien et oublie le ». « Fais-le bien », il y a une double interprétation, il y a autant d’interprétation de personnes qui vont le dire. Faire le bien, c'est pas dire, fais le bien. C’est-à-dire, tu sais que tu peux aussi très bien faire mal à quelqu'un mais bien le faire. Parce que le fait de faire mal à quelqu'un, ça va certainement l'aider à se sentir mieux et surtout, l'aider à mieux comprendre les choses. C’est-à-dire qu'on ne doit pas être dans ce monde des Bisounours, et nous rendre autour de la Terre et simplement, et c’est Franck Lopvet qui dit ça, que j'aime beaucoup, qui a écrit deux livres géniaux « Un homme debout » et « Ton autre vie ». C'est génial, ce qu'il explique en disant « La vie, c'est maintenant ». La vie, c'est maintenant, avec tout ce que cela comporte.

Accepter d'être une personne aimant, aimée, tout comme vous devez accepter de polariser et d'être détesté.

 

Frédéric Mai : C'est chouette ce que tu dis, c'est vrai qu'on est créateur de notre réalité complètement ; que nos pensées sont créatrices de notre réalité. Mais c'est vrai qu'en commençant à, comme tu dis, à entraîner le cerveau, peut-être aussi amener sa pensée au niveau du cœur, ça, notre culture ne nous le dit pas assez, mais il y a beaucoup de réponses à travers le cœur. On arrive à des choses formidables, et on arrive en tout cas à oser et à se dire qu'à un moment donné, ça vaut le coup de bousculer tout ça pour atteindre des sphères, des sphères grandioses. Et, ce que tu disais aussi, ce qui me plaît bien, c'est : inspirez-vous aussi, inspirez-vous des grands et laissez-vous guider. Et puis, créez votre vie avec tout ça.

 

Kim Bennour : J'aime beaucoup ce que tu dis et je me permets, parce que ça me fait penser à quelque chose.

Parce que tu sais comme on sait, tout est énergie, Et là, ce que tu dis, ça vibre aussi en moi. Et ça, ça me permet de rebondir en disant que, en fait, encore une fois, ce qui nous sépare de la véritable vie de nos rêves, c'est uniquement les histoires qu'on se raconte dans la tête. Ça, je le répète régulièrement à mes coachés et je leur dis juste : mais tu changes pas comme ça l'histoire, même si on peut imaginer que dans notre tête ou ailleurs, une espèce de bobine, la bobine de notre film qui se déroule au travers de nos yeux, c'est le projecteur de tout ce qu'on voit. On peut faire pause, enlever la bobine, couper les images négatives, recoller, un peu comme dans les films, et remettre et appuyer sur place et s'apercevoir que les choses changent. Oui, c'est aussi simple que ça. Sauf qu'on ne nous a pas appris, on nous a appris à faire des routines express physiques, mais on nous a pas appris à faire des routines express mentales. Et c'est là où c'est important d'entraîner le cerveau comme un muscle, même si ça, même si le cerveau n'est pas un muscle. Mais quand on comprend juste ça, la neurochimie, quand on comprend les circuits neuronaux, quand on comprend tout ce qui est neuropeptides, neurotransmetteurs, on va commencer à influer par la respiration, on va commencer à influer par une posture, on va commencer par influer par le fait de descendre le mental avec les 60 à 70.000 pensées qui nous empêchent d'accéder à notre inconscient, notre subconscient qui eux savent tout puisque c'est bien ces éléments-là, si on parle d'éléments, qui font pousser nos cheveux et nos ongles pendant qu'on est en train de dormir, en prenant juste ça de manière pragmatique, c'est revenir à des choses cartésiennes tout en acceptant qu’il y ait des choses qu'on ne sache pas. Parce que l'être humain, si tu veux, il est toujours dans cette dualité ego versus nature véritable. J'ai raison t’as tort. Et quand on commence à se délester de cette volonté de toujours vouloir avoir raison, là, on commence à expérimenter, si on doit dire, un peu plus pleinement la vie, parce que chacun va mettre son curseur où il l'entend. Parce que si, si quelqu'un veut toujours avoir raison, c'est ce qu'il doit gérer dans cette unité de temps qui lui est donnée sur cette terre et qu'il doit comprendre ce qu'il doit régler avec lui, si on doit dire ça. C'est là où écoutez votre intuition, vraiment. Et au plus, c'est une image que j’aime donner, au plus vous vous éloigner de vos racines, au plus elles reviennent au galop. Quand je parle des racines, je ne parle pas uniquement des racines terrestres, culturelles. Je parle de l'enfant intérieur qui sait ce qu'il veut. Écoutez-le. Et cette intuition si vous ne l'écoutez pas, elle va revenir et elle va revenir encore plus forte. Et si vous l'écoutez toujours pas, ça va être un « tiens, je me fais virer de mon boulot » et j'écoute toujours pas. « Ben tiens, je commence à avoir pelades nerveuses ». C'est ce que j'ai eu, moi. « Tiens, je perds un proche » ; « tiens j'ai une maladie un peu plus importante » ; « Tiens, j’ai si », et le message va être de plus en plus fort si on ne l'écoute pas jusqu'à ce que c'est soit game over et qu'on arrête de respirer, qu'on n’ait plus d'air.

Donc, c'est juste un moment de se dire je vais l'écouter. J'ai une phrase que je vais répéter si tu me le permets, trois fois volontairement, pour partager justement avec nos communautés, pour dire que en le partageant trois fois, trois unités de temps différentes, ça va permettre de créer un chemin neuronal potentiel ou de semer une graine dans le cerveau des personnes qui vont nous écouter. C'est, par rapport à ce que toi tu fais, Frédéric, avec cette notion de Oser, moi SDAM mais on va rester sur Oser. C'est, dès lors que vous voulez oser quelque chose, il va y avoir une peur énorme qui va se mettre en place. Sachez juste que la peur est une invitation. Je vais vous le répéter « la peur est une invitation » Et je le redis ici et maintenant, « la peur est une invitation ». Vous verrez qu'en écoutant simplement ce que je viens de dire, la première fois, on a dit peur, physiologiquement : peur cortisol, on n'est pas bien. On dit une deuxième fois invitation, ça veut dire quoi ? ça veut dire que plus on a peur, plus c'est un message fort pour y aller. Oui, c'est comme quand on fait un saut à l'élastique, un saut en parachute. Pour ceux qui l'ont fait, j'ai eu l'occasion de le faire. C'est, en fait, la peur fait partie intégrante de notre vie. On l’apprivoise, on la prend par la main et on dit « on y va, et merci d'être là ». Mais c'est le plus dur, c'est le plus dur parce qu'on n'a pas été, on ne nous a pas appris à nous concentrer, on ne nous a pas appris à maîtriser l'argent, ne nous a pas appris à maîtriser les peurs et les peurs, on les a apprises de manière instinctive, naturelle, depuis des millions d'années dans notre reptilien. Mais sauf qu'on n'est plus à l'ère du Néolithique ou des australopithèques ou des sapiens avec les dinosaures qui nous attaquent tout ça.

Ces réactions instinctives n'ont plus lieu d'être aujourd'hui. Elles sont disproportionnées. Monsieur Impôts ne va pas vous tuer. Monsieur Police ne va pas vous tuer et ça ne doit pas vous inhiber. Ça doit, au contraire, vous désinhiber en vous disant « j’y vais, j'ai peur, OK ». Et encore une fois, tout est OK. Tout est OK.

 

Frédéric Mai : Oui. Tu as soulevé une chose importante, c'est d'accueillir ses peurs et que du moment où on ne va pas mourir, finalement, il faut la vivre. Il n'y a pas de raison puisque sinon on ne va pas pouvoir avancer. Donc, vivons nos peurs.

 

Kim Bennour : Sinon elle sera sur la liste du souhait des regrets. Si on la vit pas, elle sera sur la liste des regrets, sur le banc. Je suis, je suis complètement d'accord

 

Il y a un exercice qui est intéressant, je ne sais pas si toi tu le fais aussi, moi je le fais. J'invite les personnes que j'accompagne, à noter dix peurs, dix peurs principales. Ça peut être j'ai peur du vide. J'ai peur de perdre mon conjoint. J'ai peur de perdre mon entreprise. J'ai peur de ne pas y arriver. J'ai peur… Bref, on connaît les différentes catégories de peur. Une fois que les personnes ont fait ça, je les invite à remonter en haut de la liste, de barrer le mot peur et d'écrire objectif. Et rien que ça, d'un point de vue paradigme, ça permet de chifter et de se dire, waouh, moi j'avais une peur du vide, je suis allé sauter en élastique. Alors j’ai mis du temps, attention, je ne l’ai pas fait comme ça du jour au lendemain, mais je sais que c'était, dans mon espèce de Bucket list, ma liste de peurs que je devais. Et en musclant le cerveau comme ça, en montrant que je l'ai fait, que je n'ai pas peur. Ça permet, par exemple, si demain on doit être devant la défense d'un budget, devant son banquier ou je ne sais pas quoi, pour un projet personnel, quand on met en place juste avant d’y aller, on a cette peur qui monte.

On va juste repenser à ce qu'on a vécu quand on était dans l'avion ou en haut de la nacelle avant de sauter à l’élastique. Oui, on était en train de trembler. Il y avait l'adrénaline dans les jambes, les jambes tremblaient véritablement et après, on l'a fait. Et comment on s'est senti. On était fiers de soi et on a déversé plein de neurotransmetteurs. On se sentait bien, mais on va revivre parce que le cerveau ne fait pas la différence entre le passé, le présent et le futur.

On va se remettre dans cet état-là, là maintenant parce que ça va nous permettre d'être un ancrage fort. Juste avant d'entrer chez Le Banquier, je prends ce petit exemple, et vous allez voir ce qui va se passer parce que l'énergie va être complètement différente. Vous allez envoyer l’énergie, vous n'allez pas envoyer l’énergie de peur, vous allez envoyer une énergie de sérénité, de confiance en soi, de bien-être qui va être reçu naturellement. Et pour ancrer ce que je suis en train de vous dire, on a tous vécu ça, on rentre dans une salle, dans une réunion où on est dans la rue et en personne, on la voit arriver et on sent qu'elle est très énervée, elle a même pas parlé, elle nous nous met un froid dans le dos cette personne, voilà, c'est juste l'énergie qu'elle dégage. Et inversement, on croise une personne âgée ou plus jeune et on a envie d'aller la voir parce que elle a une super aura et on a envie d'aller la voir, on a envie de l'étreindre, même lui faire un hug. On a tous vécu ça. Tu vois. Donc, ces énergies sont importantes et ça, faut savoir les identifier pour les mettre dans des espèces de tiroir dans notre cerveau, pour savoir les ressortir au moment où on en a besoin.

 

Frédéric Mai : J'aime bien. Puis là, tu viens de décrire les trois phases un peu pour se dépasser : t’as l'observation, qui permet justement d'observer sa peur et de prendre conscience qu'on a peur et qu’on ne va pas en mourir aussi, d'ailleurs. La deuxième phase, qui est l'expérimentation où tu vas tester : sauter à l'élastique et créer des ancrages. Et puis la troisième phase, qui est l'intégration ou là, définitivement, tu vas être dans le dépassement de toi et la peur, elle est dépassée, elle n'existera plus. Tu auras créé une nouvelle croyance ou une nouvelle ressource. Donc la peur, c'est une chance, comme t'as dit, finalement, la peur, elle est là pour nous permettre d'oser.

 

Kim Bennour : Tu sais, là aussi, dans ce que ce que tu dis, ce qui est très intéressant, c'est que les gens vont dire oui, mais ce sont des vérités connues que vous partagez là. Et les gens qui vont te dire ça, à juste titre, l'ont essayé et ça ne fonctionne pas. Et moi, je prends cette image. Ne perdez pas de vue encore une fois de 0 à 3 ans, un enfant, on lui donne les deux as, comme je dis, de l'amour et de l'attention. Un enfant qui va casser quelque chose, il ne comprend pas. Il n'a pas encore complètement… Donc c’est que de l'amour et de l'attention. Ensuite, c'est là où, en fonction de nos comportements, on va dire les enfants, les yeux et les oreilles, ce sont des caméras et des micros enregistreurs et on enregistre absolument tout ce qui se passe, et ça, ça va s'intégrer dans les paradigmes ; et ensuite ça va déployer les croyances limitantes ou les croyances dynamisantes. Et quand on dit ces fameuses trois phases, là, il y a plein de chemins neuronaux qui se sont créés durant cette période-là. Donc, il faut les casser, en créer de nouveaux. Donc, la phase d'observation va permettre d'identifier le chemin neuronal, déficient, si je puis dire. Et après, il va falloir l'intégrer, donc en créer un nouveau en y allant et en expérimentant. On crée un nouveau chemin neuronal, un nouveau circuit entre nos neurones. Maintenant, comme l'ancien, il est là depuis très longtemps. Il faut que le nouveau soit encore plus fort. Donc, c'est pour ça que je prends cette image, une espèce de route. Regardez, vous avez tous déjà eu des travaux pas loin de chez vous et voyez qu'il y a une nouvelle portion de route qui va être refaite. Avant que la portion ouvre, ils vont d'abord creuser. Ensuite, ils vont mettre des gros cailloux. Ils vont le damer et ensuite ils vont mettre du macadam, ensuite ils vont le damer et ensuite ils vont mettre des barrières sur les côtés. Ensuite, ils vont tracer les traits sur la route et ensuite ils vont l'ouvrir. Et vous allez passer et vous allez dire  « waouh ils sont allés à une vitesse » alors que ça fait quatre mois qu'ils sont en train de travailler. Mais simplement, chaque jour, ils ont fait un peu.

C'est exactement ce qu'il faut faire dans ce nouveau chemin neuronal. Vous savez, que, en fait, je prends un exemple où j'ai peur du vide. J'ai peur du vide. Si chaque jour, vous vous dites je ne sais pas, moi, vous avez la possibilité d'avoir un escalier, que ce soit la butte Montmartre ou la tour Eiffel. Je dis tous les jours je vais monter deux marches de plus. Tous les jours, je veux monter d'autres marches de plus. Vous allez voir que vous êtes en train de créer ce chemin neuronal et que vous allez finalement vous retrouver en haut de la tour Eiffel au bout de deux, trois ou quatre mois. Je prends cet exemple là, mais juste pour bien vous expliquer que ce n'est pas comme ça. Oui, il peut y avoir un choc, mais sauf qu'il y a un circuit neuronal, un chemin neuronal qui est déjà instauré depuis très longtemps. On peut, au travers des neurosciences, au travers de l'autohypnose, au travers de l'hypnose, de pas mal de choses, venir en casser un et il est fini très bien, comme ça en un instant, mais simplement, il faut aussi le remplacer ou créer quelque chose de nouveau.

Et ça, cette petite, cette petite pépite qui consiste à dire un pas à la fois, c'est quelque chose qui permet aussi de tout relativiser puisque l'être humain est dans cette confrontation interne de confondre justement vitesse et précipitation. Comme tout est ok, comme la récompense c'est le chemin, et comme fais-le bien et oublie-le. Cessez. Vous comprenez que la vie, c'est maintenant, comme dit Franck Lopvet. J'aime beaucoup ça ; et qu'on n'a pas besoin de se projeter à demain.

C'est que, on fait des choses-là et encore là. Oui, on peut programmer des choses, nos vacances, d'acheter un bien, de mon budget prévisionnel pour ma société. Je n'ai aucun débat, pas de problème. Il faut être autant, encore une fois perché que très cartésien. Chaque chose que vous faites pour être un véritable créateur, faites-le dans l'instant. Quand vous faites chaque chose dans l'instant, pleinement, de toute façon, on peut parler n'importe quelle langue, ça va se sentir si la personne est dans la sincérité. Elle est vraiment dans l'instant. Moi, je sais que là, je suis à 100 pour cent. Je suis aligné. Ça peut paraître présomptueux, prétentieux, non ! C'est un ressenti qui est partagé, ne serait-ce que par le langage de ton corps que tu me renvoies, c’est partagé par les personnes qui vont écouter ça, qui vont dire « waouh t’es super inspirant » ou, « ouais encore une vérité reçue » puisque tout le monde ne va pas… Mais 80% des gens vont bien sentir que, on est dans cette sincérité et cette sincérité radicale à son égard, elle est très importante, donc un pas à la fois, sans se mettre de pression. Juste ça.

 

Frédéric Mai : Ce qui est génial dans ta philosophie, c'est que c'est même un pas ferme à la fois sans se mettre de pression.

 

Kim Bennour : Tu vois, c’est la détermination, toi qui évoque aussi, avec Oser, quelqu’un de déterminé, si je prends un extrême volontairement. Un terroriste avec tout ce que ça comporte. Il est tellement déterminé que rien ne peut l'arrêter, ce qui est dramatique en soi. Mais si on prend le bon côté des choses, c'est cette notion de détermination. Quand quelqu'un est déterminé, ben c'est ça cette fermeté. T’es déterminé parce que c'est quelque chose de plus grand que toi. Moi, je sais que le mouvement SDAM, il est beaucoup plus grand que moi. Il faut, ce n’est pas il faut, parce qu’il faut c’est un driver ou on doit prouver quelque chose. C'est selon moi, la vie est tellement courte. Tu vois, j'ai perdu aussi quand je te dis, l'élément déclencheur, c'est à l'âge de 22 ans, je perds un frère de 20 ans, 2 ans mon cadet. Et là, c'est un drame que je vis. Je me dis mais SDAM quoi, la vie est tellement courte qu'il faut en profiter. Et ça me fait comprendre que ça passe très vite. Et l'anecdote que je raconte à chaque fois, c'est quand on était ado à fond, on se disait en l'an 2000, j'aurais tel âge et moi, je disais en l’an  2000, j'aurai 26 ans et l’an 2000 c’était il y a 21 ans. Quand tu comprends aussi ça, mais tu te dis juste je vais relativiser tout ça et je vais arrêter de me mettre cette pression parce que le temps passe vite, mais en même temps, il peut s'arrêter. Donc c'est cette notion de temps Chronos, temps Kairos, tu vois dans la procrastination, mes formations que je fais, tu maîtrises bien ça.

Quand tu comprends ça, que tu commences à explorer les notions de métacognition, les notions de neurosciences, mais tout est déjà là. On a tout, on a absolument tout. Allons chercher les choses, profitons. Et ce mouvement SDAM, il ne m'appartient plus. Et au départ, j'avais peur de ce mouvement. J'avais peur de dire, mais on va se fiche de moi, on va me montrer du doigt. C'est pour toutes les personnes qui sont là dans ce sas avant de sauter de l'avion et d'oser, de sdamer de tout ça, et qui vont 81% d’entre eux, je le sais, c'est prouvé, vont faire demi-tour et ne vont pas y aller.

Ben, c'est de se dire, en fait, quand tu franchis les deux plus grosses peurs que sont la peur du regard de l'autre et la peur du manque financier, puisque la relation à l'argent incestueuse et pornographique que l'être humain a développé annihilent beaucoup de projets qui sont super intéressants. Pour encore une fois, le rapport avec le mouvement SDAM, il est beaucoup plus grand que moi à ce moment. Il ne m'appartient plus et c'est quelque chose qui, en soit, me fait peur.

Donc, c'est avoir un projet suffisamment petit pour impacter la vie de maximum de gens et suffisamment grand pour avoir peur. Et, c'est là où vous n'oserez pas si ça ne vous fait pas peur, puisque la peur est une invitation. Tiens, on reconnecte à nouveau les points, oui, et on n'invente rien.

 

Frédéric Mai : Super. Justement, en parlant de peur, moi, j'aimerais bien savoir quelle a été la plus grosse peur sur ce parcours.

 

Kim Bennour : Le regard des autres. Le regard des autres, que j’ai encore parfois puisque de 0 à 3 ans, 3 ans moion est 95% inconscient, 5% conscient. J'ai encore beaucoup de paradigmes négatifs, si je puis dire, ou de croyances limitantes. C'est OK, tout est ok, c'est ce qui fait que je travaille au quotidien. De par nos origines, de par l'éducation patriarcale d'un père, qui plus est maghrébin, avec une prédominance un peu machiste et pour autant pleine d'amour. J'ai eu des vérités ou des choses répétées qui consistaient à dire attention, fais attention, tu dois toujours prouver, tu dois toujours faire plus parce que tu es étranger. Tu dois toujours faire beaucoup plus que n'importe qui. Donc, ce besoin de reconnaissance exacerbée, ce besoin de vouloir être sur le podium à chaque fois, n'est pas forcément que positif. Ça a du bon, mais ça a attiré aussi pas mal de choses parce que j'ai une exigence de moi-même qui est parfois schizophrénique. J'ai toujours l'impression que ce n'est pas parfait, alors on se soigne avec le temps. Fort heureusement, et on comprend que, quand on se déleste un peu de tout ça et quand on se dit c'est OK, donc moi ça a été, ça a été…

 

Frédéric Mai : La peur du regard de l'autre. Et alors, justement, qu'est-ce que tu as fait pour dépasser cette peur du regard de l'autre, qui est une peur relativement universelle. On est beaucoup. C'est très, très, très culturel, cette peur du regard, de l'autre et du jugement. Comment tu as fait pour dépasser cette peur et à continuer à avancer ?

 

Kim Bennour : Ce que j'ai fait, c'est que j'ai commencé, tout doucettement, à sortir du bois sur les réseaux sociaux en expliquant qu'on était des êtres spirituels venus vivre l'expérience humaine. « Quoi, qu'est-ce qu'il dit, lui, avec son costume qui était manager ». Je me disais que je ne pouvais pas faire ça. J'y suis allé, mais une étape à la fois, l'image de la tour Eiffel, une marche à la fois. J'ai commencé à assumer pleinement le virage à 180 degrés que je faisais. J'ai commencé à assumer pleinement mes origines parce que je ne les assumais pas pleinement. J'ai commencé à, il y avait aussi cette crise identitaire quelque part. J'ai commencé à faire des petits exercices qui consistaient à accepter la personne que j'étais dans son entièreté parce que je dis une autre phrase forte « Être soi, c'est non négociable ».

 

Frédéric Mai : Alors, Kim, sur ton parcours, est-ce que certaines personnes ont tenté de décourager ?

 

Kim Bennour : Oui, dont une en particulier, c’est moi-même, j'ai été mon pire ennemi, c'est-à-dire que encore une fois, on se raconte plein d'histoires dans la tête. Et à vrai dire, j'ai même été la seule personne à vouloir me décourager à chaque fois puisque les autres personnes, ça n’était que des opinions. Ça, c'est un point important à intégrer. C’est quelle que soit la relation que vous pouvez avoir avec ces personnes, la proximité, quoi qu'elles vous disent, ce ne sont que des opinions, c'est leur opinion. Et si le projet est bien réfléchi et bien mûri, avec tout ce que ça comporte comme phases de doutes, d'inquiétudes, de peurs, de craintes. Si vous êtes déterminé, si c'est viscéral. Voilà, il y a déjà pas mal de cas de cases de cochées. Osez, foncez, sdamez et la seule personne qui va vous empêcher de le faire, c'est vous même. Encore une fois, la seule personne avec qui vous avez terminé le reste de vos jours, c'est vous-même.

 

Frédéric Mai : Je confirme que notre ombre nous suit toujours, à un moment donné, il va falloir l'apprivoiser, c'est sûr.

 

Alors à contrario, est-ce que sur ton parcours, il y a des rencontres qui t'ont inspiré ou en tout cas, une rencontre qui t'a vraiment inspiré ?

 

Kim Bennour : J'en ai eu beaucoup, j’en ai vraiment eu beaucoup. Tu vois, on parle de neurosciences. Moi, j'ai un peu transformé en or tout ce que je touchais. Si tu veux, j'ai eu la chance de rencontrer Steve Jobs quand il faisait encore l'Apple Expo à Paris, j’ai fait partie d'une petite équipe et mon patron m'a dit  « viens avec nous », on était dans une salle, on avait 40 personnes, 40 Français qui avaient la chance de voir Steve Jobs. Et ensuite, j'ai rencontré Bill Gates et ensuite j'ai rencontré Satya Nadella, Ballmer, patron de Microsoft et patron de société américaine. On allait là-bas. J'ai eu l'occasion d'être dans une suite avec l'ancien patron de Blackberry. A chaque fois, j'ai pu rencontrer des personnes comme ça, très proches, mais les deux personnes que j'ai pu rencontrer et échanger, même si c'était furtivement parce que je n'étais pas seul en one to one avec elles, ça a été Malcolm Gladwell, qui est un écrivain américain exceptionnel, qui a écrit notamment Outliers, et Deepak Chopra, que j'ai rencontré à une convention Microsoft. Deepak Chopra, devant 20.000 personnes, explique comment on doit gérer son entreprise. Je résume. Très succinctement, il expliquait que pour venir à la conférence, on était à Chicago ou à Washington. Je sais plus, comme j’y allais souvent, ce n'est pas l'arrogance, mais j'y allais très, très souvent. Et il expliquait devant 20.000 personnes qu’il était venu de son hôtel à la conférence en métro et qu’il avait senti beaucoup d'agressivité dans une personne dans le métro.

Et il a géré ça avec un sourire. C'est l'anecdote qu’il a raconté et il est parti. J'ai trouvé ça absolument génial, génial, avec des gens qui pèsent des millions et des millions et des millions. Je le résume encore une fois rapidement. C'est ces personnes-là, mais après, moi, je me suis fait beaucoup de mastermind, comme Napoléon Hill l'indique dans son livre Réfléchissez et devenez riche. C'est, des mastermind, c’est que je, grâce justement au pouvoir de l'imagination, j'invite des personnes à ma table de réflexion. Je fais des conciliabules avec Jobs, avec mon père, ma mère entre guillemets, où je vais juste, encore une fois « l’énergie va là où va l’attention », donc je vais mettre mon énergie en disant, je me pose ces petites questions. « Comment est-ce que je peux tirer profit de cette situation ? » Donc, je vais vraiment muscler, pas muscler, mes élasticiser, un peu mon radar, mon champ de vue en posant des questions, là aussi pour répondre concrètement des personnes inspirantes, je les ai dites. Et la personne la plus inspirante que vous puissiez rencontrer, c'est vous-même sans pression, en vous posant des questions ouvertes vous permettant d'élargir le champ des possibles.

 

Frédéric Mai : Super conseil, effectivement !

Et est-ce qu’il y a encore un dernier secret que tu pourrais donner aux auditeurs et qui les aidera à se projeter dans leur futur positif ?

 

Kim Bennour : Le secret, c'est, aller on va mettre les deux pieds dans le plat, c'est qu'en fait, on est dans une matrice où vous êtes déjà… Vous êtes déjà la personne à laquelle vous pensez là maintenant.

Vous l'êtes déjà. Encore une fois, je vais le dire trois fois pour conclure là-dessus. « Hier n'existe plus ». « Demain est la projection des peurs ». « Tout est maintenant ». Quand on parle de mon enfance, on en parle où ? On est ici. On en parle quand ? Maintenant. Quand on parle de qui je veux être dans 5 ans, on en parle où ? On est ici. On en parle quand ? On est maintenant. Donc tout est ici et maintenant.

Comprenez que tout est ici et maintenant et que, prenez ce temps pour vous, ce rendez-vous avec vous même pour dessiner la personne que vous voulez être maintenant. Vibrez ça pleinement au niveau de votre corps et votre cœur, votre conscience et votre cerveau. Et laissez, la nature, l'univers, Dieu, qui vous voulez, faire le reste, tout simplement.

 

Frédéric Mai : Merci, merci Kim pour ta générosité. Et si tu permets, on va terminer très rapidement à notre petit instant questions-réponses.

 

Si tu étais un animal tu serais ?

 

Kim Bennour : Un dauphin.

 

Frédéric Mai : Plutôt désert ou sommets enneigés ?

 

Kim Bennour : Désert.

 

Frédéric Mai : L'émotion qui te touche le plus ?

 

Kim Bennour : L’authenticité.

 

Frédéric Mai : Le petit plat que tu adores ?

 

Kim Bennour : Lasagnes au saumon.

 

Frédéric Mai : Pas mal, une qualité que tu sais voir chez toi ?

 

Kim Bennour : L'énergie, la générosité

 

Frédéric Mai : Le souvenir d'une bonne odeur de ta jeunesse ?

 

Kim Bennour : Les poivrons de ma mère.

 

Frédéric Mai : Plutôt classique, ou plutôt rock ?

 

Kim Bennour : Rock.

 

Frédéric Mai : L'objet qui te suit partout ?

 

Kim Bennour : Mon bracelet.

 

Frédéric Mai : Plutôt entrecôtes frites ou tofu-salade ?

 

Kim Bennour : Les deux.

 

Frédéric Mai : OK, le mot grossier que tu utilises le plus ?

 

Kim Bennour : Merde.

 

Frédéric Mai : Plutôt fromage ou dessert ?

 

Kim Bennour : Fromage.

 

Frédéric Mai : Plutôt méditation ou jogging ?

 

Kim Bennour : Les deux.

 

Frédéric Mai : Le nom de ton doudou quand tu étais enfant ?

 

Kim Bennour : Je n'en avais pas, et je ne m'en souviens pas.

 

Frédéric Mai : OK, plutôt cœur ou cerveau ?

 

Kim Bennour : Les deux.

 

Frédéric Mai : Merci Kim pour ta bonne humeur, ton sourire. Et ton expertise aussi. Et pour terminer, je te poserai encore une dernière question : quels sont tes projets pour cette année ?

 

Kim Bennour : Aller dans le désert, à plusieurs reprises, emmener un maximum de personnes au sortir du confinement, prendre un rendez-vous avec elles-mêmes. J’ai des programmes, SDAM-Éclosion, qui est un programme d'accompagnement sur six mois ; et la promotion de mon livre ; et profiter de chaque instant, tout simplement.

 

Frédéric Mai : Super. Procurez-vous le livre de Kim « SDAM, foncez ». On n’a pas beaucoup parler de tes retraites dans le désert, mais effectivement, tu emmènes des petits groupes dans le désert pour se retrouver avec eux-mêmes. Donc, une riche expérience que je ne connais pas encore. Mais j'y pense peut-être Et puis nous, en tout cas, on se retrouve dans le prochain épisode de Oser ma vie. Prenez-soin de vous, je vous embrasse. Bye-Bye. Au revoir Kim, à très bientôt.

 

Kim Bennour : A bientôt Frédéric, merci à toi pour l'invitation !


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