Frédéric Mai

Mieux comprendre l'estime de soi ! Et l'embellir jour après jour...

Développement personnel

Aujourd’hui, nous allons parler d’estime de soi.

 

L’estime de soi, qu’est-ce que c’est ?

Il y a 2 notions dans Estimer, qui vient du latin Aestimare (qui signifie évaluer, estimer, mesurer, apprécier, juger) : La valeur et l’opinion.

On peut dire que l’estime de soi, c’est la valeur que je me porte.
Et c’est aussi, la capacité que j’ai à avoir une bonne opinion de moi.
L’estime de soi induit donc une notion de respect et d’acceptation envers soi-même

Il faut savoir que nous cherchons toujours 2 choses ans la vie :
Nous sentir aimé et nous sentir compétent.
C’est notre estime qui attribuera de la valeur à ces sentiments d’amour et de compétences.

Imaginons, des parents peu aimants, qui ne valorisent pas leur enfant, avec un degré d’exigence élevé, ou bien un des parents qui réclame la dévotion et le soutien inconditionnel de son enfant, ou qui fait une différence entre ses enfants, ou encore qui le surprotège, ou pas du tout…qui souligne ses prétendus défauts, qui se moque ou qui ne s’intéresse jamais à lui, qui met en valeur ses échecs…ou bien ses différences…un parent qui ne soutient pas son enfant quoiqu’il arrive, qui ne l’écoute jamais ou minimise systématiquement ses problèmes ou au contraire qui dramatise tout, un parent qui le rejette ou qui lui inflige des violences…
Mais ce peut être également un éducateur, un instituteur, ou d’autres personnes importantes sur notre parcours de vie…

Et pourtant, lorsque nous étions bébé, nous nous ne posions pas la question de savoir si nous nous aimions ou pas ? Nous nous aimions, nous nous portions une grande valeur, nous savions faire valoir nos besoins, demander le sein, ou le biberon ou la compote…

Et puis qu’est-ce qui s’est passé ? Et bien les parents ont commencé à imposer leur modèle d’éducation sur la base de leur propre modèle, avec leurs convictions, leurs peurs, leurs critères de jugement, mais aussi avec leur enthousiasme, leur fierté, …et tout ça conformément à leurs schémas de fonctionnement.

Puis dès l’école, et bien cet enfant a renforcé son propre jugement en fonction des marques psychologiques laissées par l’extérieur : tu es trop petit, tu as échoué à ce test, tu es maladroit, tu es tête en l’air, tu es, tu es, tu es….
L’enfant n’a pas encore la capacité de juger et de s’affirmer, de dire ce qui est bon pour lui…
Aussi, il absorbe et tapisse son être de concepts, de programmes, de modèles qui le limiteront rapidement et qui impacteront sa vie d’adulte. 

Et bien la première chose, c’est que nous ne sommes pas ce que nous faisons !
Ce n’est pas parce que j’ai eu une mauvaise note, que je suis NUL ;
Ce n’est pas parce que j’ai trébuché que je suis MALADROIT.
Ce n’est pas parce que je n’obtiens pas de bons résultats en classe, que ma vie sera RATEE

Et la deuxième chose, c’est que nous ne sommes pas ce que nous pensons devoir être !
Parce que tous ces messages de l’extérieur ont conditionné notre image, et celle que nous devrions avoir pour être aimé et reconnu.
Il faut savoir que nous recevons 8 marques d’attention négative pour 2 marques d’attention positive (> 22000 h pour un jeune adulte de 20 ans).
Et il faut se construire avec tout ça !

Est-ce que ça vous évoque des souvenirs ?
Moi, je me souviens de certains discours ou comportements de certains instituteurs ou professeurs : ma maîtresse du CE1 m’a déchiré mon cahier du jour un samedi matin car il y avait 3 ratures : elle s’est mise dans une rage folle et a lacéré mon cahier en mille morceaux devant toute la classe en me disant vous êtes NUL. J’étais pourtant plutôt bon élève. Ou mes parents qui me rappelaient qu’il valait mieux être médecin pour réussir sa vie, ou que je n’étais vraiment pas épais pour mon âge, ou encore que mes amis ou petites amies n’étaient pas assez bien pour moi et je ne comprenais pas pourquoi…

Tout ça, ce n’est pas simple à entendre pour un enfant… et ce qui se passe enfant marque l’estime de soi : affection reçue par la famille, aspect physique, compétences sportives, popularité auprès des pairs, conformité comportementale, réussite scolaire, et toutes ces petites remarques assassines entendues encore et encore jusqu’à ce qu’elles deviennent normalité pour nous,…)
En plus notre cerveau humain favorise les associations d’idées, alors imaginez-vous…
Tu es blond comme une fille, tu es trop petit pour réussir en sport, tu es trop grosse pour devenir chanteuse...
Et comme nous venons de le voir, nos pensées et croyances, qui proviennent à 80% de notre éducation, modèlent notre estime. Les premières années de vie sont donc déterminantes pour l’estime de soi.

Pourtant, nous avons toujours la même valeur et importance, quoi que nous fassions.
Et nous avons de la valeur par le simple fait d’être vivant. Etes-vous d’accord avec ça ?

 

La première dimension de l’estime de soi : Le rapport à soi même

Savez-vous que l’amour de soi se construit principalement au cours des 2 premières années de notre vie. Nous ne saurons pas nous porter de l’amour inconditionnel, si nous n’en avons pas reçu lors de notre plus jeune âge. Et si c’est le cas, c’est aujourd’hui à nous d’agir et d’apporter à notre enfant intérieur et à nous même toute cette tendresse et cet amour.

Entretenir un bon rapport avec soi-même, c’est s’aimer et s’accepter tel que nous sommes.
C’est-à-dire avoir une idée très claire et réaliste de qui nous sommes vraiment, et nous reconnaître comme tel.

C’est Le rapport à soi-même c’est l’amour que l’on se porte. Et que veut dire le mot Amour ?
Et bien l’amour, finalement c’est donner de l’importance à…
Alors pour m’aimer mieux, je me donne de l’importance, je me traite en première classe, je deviens la personne la plus importante de ma vie.
Et s’aimer et s’accepter inconditionnellement, c’est se respecter !

Et comment faire ça ?
Tout d’abord en vous autorisant à le faire, parce que vous ne pourrais jamais apporter du bonheur à une personne que vous n’appréciez pas. Alors apprenez à bien vivre avec vous.

En découvrant par vous-même qui vous êtes vraiment. En découvrant vos trésors cachés, vos valeurs, vos réussites, vos qualités, vos besoins, ce qui est bon pour vous, mais aussi en prenant conscience de vos limites, de vos zones d’ombres, et de vos schémas de pensée et de comportement…vous allez reprendre votre Être en main, vous allez faire la paix avec vous et vous allez surtout prendre conscience de ce qui est important pour vous, vos valeurs fondamentales…Cela vous aidera à faire les bons choix pour vous.

De plus on ne peut pas changer ce dont on n’a pas conscience. En identifiant et en acceptant qui vous êtes vraiment, vous pourrez commencer à ajuster votre vie pour qu’elle devienne plus cohérente avec qui vous êtes et ce que vous voulez vraiment.

Alors je vous propose 1 petit exercice :
- le premier à faire le matin devant votre miroir tout nu ou toute nue : apprenez à vous apprivoiser et reconnaissez 3 de vos qualités
Je suis… généreuse, je suis enthousiaste, je suis optimiste, …je suis…mes qualités
Puis, identifiez 3 fiertés de la veille, 3 petites victoires dont vous êtes fier.
Je suis fier de…je suis fier d’avoir appelé ma meilleure amie, je suis fier d’avoir signé ce contrat, je suis fier d’avoir osé assister à cette réunion, je suis fier d’avoir pris la parole…
Et terminez ce moment précieux en vous gratifiant à voix haute « je m’aime et je m’accepte tel que je suis et je me fais de plus en plus confiance ».
Si c’est trop dur au début, faites le de dos, ou habillé ou à voix basse, mais faîtes-le ! C’est très puissant.

Et surtout, faites toujours taire cette petite voix intérieure qui va chercher à vous dévaloriser constamment. Si elle se présente à vous, dites-lui STOP et ne lui laissez plus de place tant qu’elle ne vous respecte pas.
Je dis stop et je mets à jour ma façon de penser. Est-ce que cette pensée a encore sa place aujourd’hui ? Par quelle autre pensée je pourrais la remplacer désormais ?


En vous apprivoisant vous-même, en reprenant le pouvoir sur qui vous êtes, en exprimant vos besoins… parce que vous le valez bien (comme disait une certaine pub), l’image que vous avez de vous va s’améliorer.
Et vous commencerez à vous évaluer à votre JUSTE valeur, vous deviendrez conscient-e de vos qualités, de vos défauts, de vos potentiels, de vos limites.
Et plus vous mettez en lumière vos talents, vos forces de caractère, vos réussites et vos qualités, plus l’image que vous renvoyez à vous-même et aux autres sera belle parce qu’authentique.

La deuxième dimension de l’estime de soi, c’est le rapport à l’action

Le rapport à l’action, dont la confiance en soi est le reflet, favorise la mise en mouvement, le passage à l’acte, pour mettre en œuvre ses choix.

Et quand j’agis, je pense être capable de le faire de manière appropriée dans une situation donnée. Plus je vais avoir de la confiance en moi, plus cette conviction d’y parvenir sera présente et me donnera un sentiment d’assurance et de sécurité.

Plus le rapport à l’action est favorable, plus nous pouvons sortir de notre zone de confort, ou plutôt d’inconfort, puisque c’est notre cage dorée, avec toutes les limites qui nous empêchent d’avancer, toutes les contraintes liées à nos schémas de fonctionnement et à notre éducation…
Et si nous sortons de notre zone de confort, nous pourrons faire des choses nouvelles, des projets importants pour nous, nous pourrons apprendre, expérimenter et toucher du doigt votre zone magique.

Mais pour cela, il faut faire voler en éclat les peurs d’échouer ou d’être jugé.
Comment ?
Et bien déjà en prenant conscience de ce que vous valez vraiment, et non de l’image que vous pensez que les autres ont de vous (Donc celle que vous avez de voue en ce moment).

Je vais vous donner un truc
Savez-vous qu’en face des peurs qui vous empêchent d’avancer, votre cerveau y associe une pulsion de mort. Alors quel serait le pire scénario si vos craintes se réalisaient ?
Et est-ce que vous survivrez à cette situation ?
Vous venez de détacher la pulsion de mort de la peur, et vous allez pouvoir vous mettre en action.

Et à partir d’aujourd’hui, si vous vivez une pensée désagréable qui vous empêche d’avancer, dites-vous quelles nouvelles pensées ou manière d’agir pourriez-vous mettre en place lorsque vous serez confronté à cette peur ou lorsque que vous devrez agir ?
Parce que vos schémas doivent être mis à jour et il est temps de se débarrasser de pensées et de comportements qui ne sont plus d’actualités aujourd’hui.

Et rappelez-vous là encore votre parcours, qu’avez-vous réussi, vos qualités, vos talents et vos forces… Que pouvez-vous faire de tout cela aujourd’hui et comment ça peut servir vos projets et vos rêves ?

 

Et puis, une fois que vous vous êtes apprivoisé, que vous avez découvert comment vous fonctionnez, que vous avez pris conscience de ce que vous valez vraiment, votre opinion sur vous-même et la valeur que vous vous accordez s’améliorera sans aucun doute, à vos yeux, mais également aux yeux des autres.
Parque désormais il est important pour vous d’exprimer vos besoins et vos émotions pour vivre en cohérence avec vous-même.

La dernière dimension de l’estime de soi, le rapport aux autres

Le rapport aux autres est directement lié à l’image que l’on a de soi, à l’image que nous ont renvoyée les autres au cours de notre enfance (Nos parents, entourage, professeurs, élèves, conjoint,…)

Plus on a été mis en valeur enfant, plus il sera simple de s’affirmer face aux autres. Et lorsque je parle de s’affirmer, je veux dire exprimer ce qui est bon pour soi tout en respectant l’autre.
Pour être bien avec les autres, il faut être bien avec soi. Et pour être bien avec soi, il faut se connaître comme nous l’avons vu tout à l’heure, et savoir exprimer ce qui est bon pour nous, nos besoins, nos émotions, nos déceptions, nos joie… notre authenticité.
Plus je vais être authentique, avec toutes mes qualités et défauts, plus je serais reconnu par les autres et par moi-même.
Et ce n’est pas obligé d’être aimé et reconnu par tout le monde ?
D’ailleurs, lorsque le besoin d’être aimé devient plus fort que le besoin d’être respecté, c’est le début des problèmes…

Alors, pourquoi ne pas commencer à s’entraîner à oser demander, à oser dire non.
Et souvenez-vous lorsque l’on dit, ce n’est pas à une personne, mais à une situation. Le NON n’est pas une source de conflit !
Et puis apprendre à exprimer ce que l’on ressent, ce qui est bon pour nous, nos besoins ici et maintenant…

Et enfin, pour que votre estime puisse grandir dans de bonnes conditions, créez votre environnement positif. Vous n’êtes pas obligé de vivre et d’accepter toutes les personnes et toutes les situations. Vous avez votre mot à dire !
Faites ce petit exercice : lister la liste des personnes et situations négatives ou qui vous prennent de l’énergie dans votre vie.
Et dites-vous « Qu’est-ce que je peux faire, dès aujourd’hui pour réduire cet impact négatif dans ma vie ? »

Et voici un truc pour améliorer vos relations et vous affirmer, éviter d’employer le « tu » parce que le tu tue. Le tu se focalise sur ce que la personne a fait de mal et n’est pas toujours objectif. Remplacez-le par les faits véritables.

Par exemple au lieu de reprocher à votre compagne ou compagnon, « tu n’as encore pas préparé le diner alors que je rentre tard, ce n’est pas cool ». Et le pavé est envoyé dans la marre…
Préférez «  Je constate que le repas n’est pas toujours prêt  lorsque je rentre tard le soir et ça nous fait diner tard ».
Ça me met en colère car le soir j’ai besoin qu’on se retrouve dans le calme sans avoir à penser encore au repas à cette heure.
Je te propose dorénavant de t’avertir lorsque je rentre tard afin que tu puisses t’organiser pour préparer le diner. Es-tu d’accord d’essayer à partir de demain soir si je rentre tard ?
C’est chouette, tu verras, nous aurons des soirées plus agréables ensemble.

Observez les 3 phases

  1. Exposer les faits sans accuser la personne
  2. Exprimer ses sentiments et ses besoins
  3. Proposer une solution concertée
  4. Souligner les conséquences de ce plan d’action

 

Voilà pour ce premier tour de compréhension de l’estime de soi. Il y en aura sûrement d’autres, tellement l’amour de soi, la confiance en soi ou l’image de soi impacte noter qualité de vie, et celle des autres.

S’il est vrai que notre niveau d’estime de soi fait souvent allusion à l’enfance, il n’est jamais trop tard pour avoir une enfance heureuse (Le petit enfant est toujours là en nous, et ne demande qu’à s’exprimer). Il est toujours temps de lui apporter la sécurité, le respect, la valeur et l’amour qu’il n’a pas eu ou perçu.

Alors, partez à la découverte de qui vous êtes vraiment et lancez-vous des petits défis au quotidien. Votre estime vous dira MERCI

 

Merci pour votre attention, c’était Frédéric MAI pour l’émission « Oser ma vie »

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Prenez soin de vous et à très bientôt

Frédéric


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