Prendre ma place dans ce monde (Enfin)

Prendre ma place dans ce monde (Enfin)

Imagine la scène.

On te demande : « Qu'est-ce que tu veux qu’on fasse ce week-end ? » Et pour la centième fois, tu réponds : « Comme tu veux. » Alors que non. Tu ne veux pas comme l'autre veut. Tu voudrais, pour une fois, dire ce que TOI tu veux.

Dimanche midi ou un autre jour, repas de famille. On a déjà décidé du menu, de ta place, et accessoirement de ce que tu devrais faire de ta vie. Tu ouvres la bouche pour proposer autre chose... et tu la refermes. « Laisse tomber, c'est plus simple. »

Entre amis, un vendredi soir. Le groupe choisit le restaurant, l'heure, le film. Toi, tu suis. Tu suis toujours. Un jour, tu t'es surprise à te demander : « Est-ce qu'ils savent seulement ce que j'aime, moi, ou peut-être que finalement je ne l'ai jamais dit ? »

Et puis il y a la rue, le quotidien, les mille petites scènes de rien du tout. Cette personne qui te double dans la queue, et toi qui ne dis rien. Ce trottoir trop étroit où tu es celui ou celle qui s'écarte, systématiquement, sans même y penser.

Et puis il y a le travail. Une réunion. Toi, tu as une idée. Une vraie bonne idée. Ta main se lève à moitié... et redescend. Quelqu'un d'autre parle. Puis un autre. La réunion se termine. Et toi, tu rentres chez toi avec cette phrase qui tourne en boucle :
« J'aurais dû le dire. » (...silence...)
 

Aujourd'hui, on parle de ça. De cet espace qu'on n'ose pas prendre. De cette place, dans une famille, dans un couple, entre amis, dans la rue, au travail, qu'on laisse vide, peut-être par habitude, par peur de décevoir, de paraître arrogant, par cette gentillesse devenue une prison.

Si tu es fatigué de dire oui à tout le monde sauf à toi-même, de répondre sans cesse à ce que les autres ont fait de toi, d’être indécise personnellement ou professionnellement et avoir l’impression de passer à côté de ta vie : cet épisode est pour toi.

 

Bonjour et bienvenue dans Oser Ma Vie, le podcast qui permet d'imaginer, d'initier et de créer la vie que vous voulez.
Je suis Frédéric Mai et depuis plus de 12 ans, j’accompagne les personnes à OSER une vie libre, inspirante et pleine de sens à travers mes accompagnements et animations Oser ma Vie, Oser mon Job et Oser mon Business que vous pouvez découvrir sur Osercoaching.fr

Aujourd'hui : c’est le moment de prendre ta place dans ce monde. Enfin.

 

1. CONSCIENCE — Ma place actuelle 
 

Tout d’abord, il y a des situations Où je me fais petit, petite ?

Il y a une question que je pose souvent en coaching, et qui crée presque toujours un silence dans la pièce : « Où, dans ta vie, tu te fais petite ? » Pas « où es-tu timide ». Pas « où manques-tu de confiance ». Où est-ce que TOI, activement, tu te rends plus petite que tu ne l'es.

Ça commence souvent tôt, et ça se glisse partout, sans bruit. Ce repas de famille où l'on continue de te parler comme si tu avais quinze ans, et où tu acceptes cette place-là, par habitude.
Ce « comme tu veux » répété en couple ou entre amis jusqu'à ne plus très bien savoir toi-même ce que tu veux. Cette tendance à toujours suivre plutôt que de proposer, jusqu'à s'épuiser en silence sans que personne ne s'en aperçoive.
Mais c’est aussi cette augmentation qu'on mérite depuis longtemps et qu'on n'a jamais osé demander. C'est cette charge de travail qu'on accepte encore, alors qu'on est déjà débordé, c’est ce coup de gueule qu’on n’ose pas pousser face à une situation injuste ?...

Et ça continue dans la vie de tous les jours, s’excuser alors qu’on n’y est pour rien, s’écarter alors qu’on est à sa place, s’effacer alors que l’on a quelque chose à dire, se taire alors qu’on a quelque chose à demander ou répondre à des sollicitations à contre cœur...

Ce ne sont jamais de « grandes » scènes. Ce sont des dizaines de petits renoncements et frustrations, répétés jour après jour, dans une famille, un couple, entre amis, dans la rue, au travail, qui, mis bout à bout, dessinent une vie entière vécue en retrait et ce sentiment de mal exister.

Les espaces où je ne m'autorise pas

Il y a une nuance importante ici. Ce n'est pas seulement qu'on nous empêche de prendre notre place. C'est qu'on ne se l'autorise pas nous-mêmes.

On attend une invitation qui ne vient jamais. On attend d'être « prête », d'être « légitime », d'avoir « le bon diplôme », « le bon âge », « la bonne expérience ». On attend que quelqu'un dise : « Vas-y, c'est ton tour. » Sauf que dans la vraie vie, personne ne dit jamais vraiment ça. Il n'y a pas d'arbitre qui siffle le coup d'envoi de ta légitimité.

On ne s'autorise pas à changer d'avis par peur de « décevoir ». On ne s'autorise pas à dire « ce soir, j'ai juste envie d'être seul(e) ». On ne s'autorise pas à annuler sans se justifier pendant dix minutes. On ne s'autorise pas à simplement dire « non, c'était mon tour ». Et on ne s'autorise pas à prendre la parole en premier alors qu'on a un avis fort dès le début, ou à se lancer dans ce projet qu'on repousse « juste encore un peu, le temps d'être vraiment prête ».

Et il y a des espaces plus intimes encore : s'autoriser à changer d'avis quel que soit l’âge. S'autoriser à dire qu'on est fatigué sans avoir besoin de le justifier par un certificat médical. S'autoriser à exister, tout simplement, sans avoir accompli quelque chose de spectaculaire pour mériter d'occuper de l'espace.

Mais cette invisibilité a un coût !

On pense souvent que se faire petit, petite, c'est plus sûr. Moins de risques, moins de conflits, moins de jugement. On croit qu'on économise quelque chose.

Mais l'invisibilité a un coût. Un coût réel, qui se paie en silence, année après année. C’est cette perception d’être transparente, sans saveur, sans intérêt, indécise, seule et mal comprise parfois, cette impression de ne pas vivre ce que l’on a à vivre et d’être reconnue par les autres à sa juste valeur.

Car oui, tu as de la valeur, nous avons tous de la valeur, rien que du fait d’être né, nous sommes riches de nos histoires, de nos émotions, de tout ce que nous avons vécu et traversé, nous sommes riches d’être vivants…
C’est ce qu’on a fait de toi qui te limite aujourd’hui.

Le coût le plus lourd dans tout ça, c’est le coût intérieur : cette fatigue insidieuse de vivre une vie qui n'est jamais tout à fait la nôtre, faire les choix des autres, répondre aux attentes des autres, prendre les places qu'on nous a laissées, jamais celles qu'on l’on souhaitait au fond de nous… (...silence...)

Marre d'être trop gentille. Marre d'être invisible. Marre de dire oui alors qu'à l'intérieur, tout crie non, marre d’être un autre, une autre aux yeux des autres...

Ce n'est pas un défaut de caractère. C'est une place qu'on a rétrécie petit à petit, et qu'il est temps de reprendre.

2. TRANSFORMATION — J'ai le droit d'exister

Légitimité et territoire personnel

Il y a une croyance qu'il faut démonter tout de suite : la légitimité n'est pas quelque chose qu'on gagne. C'est quelque chose qu'on a déjà.

On nous a fait croire que la légitimité se mérite, comme un diplôme, comme une médaille. Qu'il faut faire ses preuves encore, et encore, et encore, avant d'avoir le droit de prendre de la place. Mais la légitimité de base, celle d'exister, de penser, de ressentir, de vouloir des choses, d’exprimer, cette légitimité-là ne se mérite pas. Elle est déjà là, depuis le début.

Pense à ton corps un instant. Ton corps occupe un espace physique précis dans cette pièce, dans cette voiture, où que tu sois en ce moment. Personne ne te demande de justifier cet espace-là. Ton territoire personnel : tes idées, tes besoins, tes limites, ton temps, mérite exactement la même évidence.

Ce territoire ne s'arrête à aucune porte. Il n'y a pas de zone où il serait suspendu parce qu’on est en famille ou en couple, parce que c'est comme ça entre amis, ou parce qu'au travail, ça ne se fait pas.

Chaque personne, chaque être humain, a un territoire qui lui appartient. Ce n'est pas de l'arrogance de l'occuper. C'est simplement la réalité de notre existence à chacun.

Et Prendre sa place, ce n’est pas écraser les autres

C'est souvent là que le blocage se cache. On confond prendre sa place et prendre la place des autres. On a peur qu'affirmer un besoin, ce soit devenir cette personne qu'on n'a pas envie d'être : celle qui écrase, qui coupe la parole, qui impose, qui peut décevoir aussi,...

Mais ce sont deux choses radicalement différentes. Prendre sa place, c'est occuper l'espace qui te revient, sans empiéter sur celui des autres. C’est tout simple ÊTRE.
Écraser, c'est avancer sur le territoire de l'autre pour agrandir le sien, ce n’est pas pareil.

Il y a un exemple qui m'a toujours marqué. En 1955, aux États-Unis, Claudette Colvin, lycéenne noire de 15 ans, refuse de céder sa place à un passager blanc dans un bus, malgré les sommations du chauffeur. Elle ne crie pas, elle ne se bat pas, elle n'écrase personne physiquement. Elle reste simplement assise, à la place qu'elle occupe déjà légitimement.
Ce geste minuscule, immobile, a eu un retentissement immense, précisément parce qu'il n'avait besoin d'aucune violence : juste l'affirmation tranquille d'un espace qui lui revenait.       
Certes, elle fut arrêtée mais son geste « juste » et le procès qui en a suivi, a mis fin à la ségrégation dans les transports publics dans le Sud des Etats-Unis.

Donc tu n'as pas besoin de crier plus fort que les autres pour exister. Tu as juste besoin de rester assise à ta place, même quand tout te pousse à te lever et à la céder.

Mon existence n'a pas à être justifiée

Voici peut-être la phrase la plus importante de cet épisode. Retiens-la, écris-la si tu peux :

Mon existence n'a pas à être justifiée.

Mon existence n'a pas à être justifiée.                    Jamais.

Tu n'as pas besoin d'un contrat de travail pour avoir de la valeur. Tu n'as pas besoin d'un titre, d'un salaire, d'un CV impressionnant, d'enfants qui ont réussi, d'un physique irréprochable, pour avoir le droit d'occuper de l'espace dans ce monde.
Ta présence suffit. Ton existence, en elle-même, est déjà une raison suffisante d'être là.
Tu n’es pas ce que tu fais ! Tu ES, un point c’est tout !

Ce n'est pas de la naïveté. C'est un point de départ solide. Parce que tant qu'on cherche à justifier son droit d'exister par ce qu'on produit, on reste dans une quête sans fin et il y aura toujours un accomplissement de plus à ajouter avant de se sentir « autorisé ».
Le jour où tu poses cette quête, où tu acceptes que ton existence n'a besoin d'aucune preuve supplémentaire, quelque chose se libère.
 

3. CONSTRUCTION — Alors Comment s'affirmer avec justesse

Dans un premier temps, Ose dire « je »

Écoute la façon dont tu parles cette semaine. Compte le nombre de fois où tu dis « on », « il faudrait », « je dois » « c'est comme ça », plutôt que « je pense », « je veux », « je ressens ».

Le « je » a quelque chose de terrifiant pour beaucoup d'entre nous, parce qu'il expose. Il ne se cache plus derrière un consensus flou. C’est parfois comme s’il impliquait une responsabilité personnelle.
Et finalement, c’est ça. Nous sommes pleinement vivant que si nous sommes pleinement responsables, de nous, de nos choix, de nos actes, de notre vie, même si tout ne dépend pas toujours de nous.

Ça peut donner, selon les jours et les situations : « Je préfère qu'on parle d'autre chose », « J'aimerais qu'on aille plutôt là », « Ce soir, je n'ai pas trop envie, une autre fois », « Je me sens fatigué ».
Rien de spectaculaire.
Juste un « je » qui reprend sa place et une voix qui s’exprime, naturellement, avec vérité, là où d'habitude on laissait filer un « on » plus confortable ou un flou dévalorisant.

Un outil simple pour cette semaine : chaque fois que tu remarques que tu diluais ta pensée dans un « on » ou un « il faudrait » ou « comme tu veux », reformule-la avec un « je », avec un « je ». C’est un « je » de cœur, pas un « je » de confrontation.
Pas besoin d'un ton dramatique. Juste la précision tranquille d'un « je pense », « je préfère », « je choisis », « je suis ».

 

Dans un deuxième temps, exprime tes besoins et tes limites

Un besoin non exprimé devient, tôt ou tard, une frustration. Une limite non posée devient, tôt ou tard, un ressentiment. C'est toujours comme ça.

Beaucoup de personnes que j'accompagne pensent que poser une limite, c'est un acte agressif. Alors elles attendent. Elles encaissent. Elle font…
Jusqu'au jour où la limite explose d'un coup, dans une phrase trop dure, dans une réaction disproportionnée, qui n'a plus rien à voir avec la situation présente mais qui fait référence à tout ce qui n'a jamais été dit auparavant. Et ça peut être très violent.

Poser une limite le plus tôt possible, calmement, c'est en réalité un acte de respect pour l'autre, et pour toi, à qui tu donnes une information claire plutôt qu'un silence qui se détériore.

Imagine cette phrase comme une petite clôture, pas un mur : elle ne repousse pas l'autre, elle indique simplement où commence ton jardin. Une phrase simple à tester, où que tu sois :
« Ça ne me convient pas, et voici ce qui me conviendrait , voici ce dont j’aurais besoin. »
Pas de justification interminable. Juste l'énoncé d’un besoin.

Troisièmement, occupe l'espace : physique, verbal, émotionnel

Prendre sa place, ce n'est pas qu'une affaire de mots. C'est aussi le corps.

Observe-toi cette semaine, où que tu sois. Est-ce que tu prends toute la place qui t'est due, sur ta chaise, dans un groupe, ou est-ce que tu te ratatines dans un coin ?
Est-ce que ta voix porte jusqu'au bout de tes phrases, ou est-ce qu'elle s'éteint sur la fin, comme pour s'excuser d'avoir parlé ?

L'espace verbal, c'est le temps de parole que tu t'autorises sans t'excuser trois fois avant de commencer.
L'espace émotionnel, c'est le droit de montrer que quelque chose t'a touché, t'a agacé, t'a réjoui, sans immédiatement minimiser : « Ce n’est pas grave », « Ce n’est pas grand-chose » ; « T’inquiète ».

Trois territoires. Physique, verbal, émotionnel. Cette semaine, choisis-en un et observe, sans rien changer d'abord.
Juste observe où tu te fais petite, là où ta voix a du mal à porter, là où tu t’effaces, là où tu peines à exister à ta juste place.
Physique, verbal, émotionnel. A toi de choisir pour cette semaine.
 

4. INCARNATION — Mon affirmation du jour

Après la réflexion et l’observation, passons à l’action.
Alors voici trois actions, très concrètes pour avancer. Choisis en une aujourd'hui même. Une seule suffit. Une seule, mais vraie.

 

Première action : Réclamer un espace dès aujourd'hui

Quel espace, très concrètement, peux-tu réclamer aujourd'hui ? Un créneau dans un agenda pour toi seul. Une place à une table. Un temps de parole dans une réunion où d'habitude tu te tais. Un besoin que tu as envie d’exprimer, un injustice que tu souhaites partager…Ce n'est pas symbolique : c'est physique, c'est un fait, c'est un espace que tu prends, aujourd'hui en toute bienveillance et sans intention de nuire. Ton espace tout simplement.

Voici la deuxième action : Dire ce que je pense, dans une situation précise

Pense à une situation, aujourd'hui ou cette semaine, où d'habitude tu te tairais. Et dis ce que tu penses vraiment. Pas de manière brutale, pas pour blesser. Juste vraiment. Une phrase honnête, à la première personne, sans l'atténuer avant de la prononcer.
Fais exister ta voix, dis ce que tu as sur le cœur, ce que tu as envie d’exprimer… et observe ce qui se passe !

Prendre une décision sans demander la permission est la troisième action

Une seule décision. Petite si tu veux, mais entièrement à toi. Sans sonder l'avis de dix personnes avant. Sans attendre le feu vert de quelqu'un d'autre. Tu la prends, et tu l'assumes. (...silence...)

 

Prendre sa place, ce n'est pas un jour, ce n'est pas un déclic. C'est une pratique. Comme un muscle qu'on renforce décision après décision, phrase après phrase, espace après espace récupéré.

Alors aujourd'hui, choisis. Un espace. Une phrase. Une décision. Et prends ta place, Sois tout naturellement TOI !

CONCLUSION

Tu n'as pas besoin d'être invité pour exister. Tu n'as pas besoin d'une permission pour occuper l'espace qui te revient. Ta place existe déjà, il ne reste qu'à la reprendre. Alors amuse-toi à expérimenter cela et observe ce qui se passe en toi, et autour de toi…

Si cet épisode a résonné en toi, si tu sens qu'il est temps de retrouver ta place, dans ton travail, dans ta vie personnelle ou dans un nouveau projet, je t'accompagne à travers mes actions Oser ma Vie, Oser mon Job et Oser mon Business.
Tu trouveras toutes les informations sur Osercoaching.fr.

Je te retrouve très vite pour un nouvel épisode d'Oser ma Vie.
D'ici là, prends soin de toi, et surtout... prends ta place.

 

Frédéric Mai
Osercoaching.fr


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